Cora Marie Frye, “Marie McDonald” (1923-1965)

Portrait vers 1941

Actrice d’Hollywood

“The Body”

Née le 6 juillet 1923 à Burgin, Kentucky
Morte le 21 octobre 1965 à Calabasas, Californie
Enterrée au Forest Lawn Memorial Park, Glendale, Californie

Celle qui fut surnommée « The Body » (« Le Corps ») par les médias d’Hollywood naquit le 6 juillet 1923 à Burgin dans le Kentucky. Elle était la fille de Everett Frye et de Marie McDonald qui avait été danseuse dans la revue « Ziegfield Follies ». Lorsqu’elle eut six ans, ses parents divorcèrent. Elle partit vivre à New York avec sa mère et son nouveau beau père John Tuboni, propriétaire d’un bar grill.  Quant à son père, Everett Frye, il devient gardien dans le pénitentier fédéral de Leavenworth au Kansas.

A l’école, elle se révéla très douée pour le piano. Elle rédigea plusieurs articles sur la mode pour le journal de son école, et gagna même une bourse offerte par l’Ecole Universitaire de Journalisme. Mais c’est surtout le physique de Cora qui retenait l’attention : c’était une belle adolescente aux longs cheveux châtains, aux lèvres pulpeuses et à la silhouette de rêve. Sa mère l’inscrivit dans des cours de danse et de chant et l’encouragea à se présenter aux concours de beautés locales.

Cora Frye débuta en tant que modèle

A l’âge de quinze ans, elle gagna de nombreux prix devenant « la reine de Coney Island » ou « miss Yonkers » (Yonkers étant la ville où elle résidait). Encouragée par sa mère la jeune Cora quitta l’école et commença à gagner sa vie comme mannequin. En 1939, à l’âge de seize ans, elle fut élue miss « Etat de New York » et elle débuta la même année dans une pièce de Broadway où elle figurait en tant que show girl dans le « George White’s Scandals ». Le propriétaire du théâtre de Broadway lui suggéra de quitter la côte Est pour tenter sa chance à Hollywood sur la côte Ouest tout en continuant à figurer dans le night club qu’il possédait sur le Sunset Boulevard à Los Angeles.

Cora Frye à l’age de dix sept ans

Accompagnée de sa mère, elle quitta New York pour Los Angeles. Elle reprit le mannequinat et servit de modèle à l’illustrateur Alex Raymond qui se servit de sa silhouette pour dessiner la princesse Dale Arden dans la bande dessinée « Flash Gordon ».

Elle rencontra Yvonne de Carlo (qui devait aussi devenir actrice) et toutes les deux débutèrent dans la chorale de Earl Carroll’s au Theater Restaurant. Elles se firent virer car Cora tombait souvent de sommeil sur son banc pendant les répétitions, et Yvonne s’absentait souvent pour passer des castings pour trouver un rôle dans un film. Elles retrouvèrent un emploi de choristes dans la chorale de Dave Gould qui se produisait dans les clubs de Los Angeles.

Cora prêta ses traits à Dale Arden, fiancée de Flash Gordon

C’est lors d’une de ses prestations que Cora rencontra l’un des amis intimes de l’acteur Errol Flynn, Richard Allord, un playboy qui aimait la fête et les jolies filles. Il fit une cour en règle à Cora qui l’épousa en 1940. Trois semaines plus tard le couple divorçait, Cora confiant en pleurs à une amie que son alliance était une bague en toc avec un faux diamant et que son mari lui avait menti sur sa situation financière.Cora fut ensuite engagée comme chanteuse dans l’orchestre de Tommy Dorsey qui se produisait dans les night clubs, et il lui suggéra de changer son nom de famille de « Frye » en « McDonald » qui était le nom de famille de sa mère. Cora adopta alors le nom de « Marie McDonald ». Elle participa régulièrement aux shows de radio hebdomadaire de Tommy Dorsey.

Cora à l’age de vingt ans

C’est lors d’une de ses performances dans un night club avec l’orchestre de Dorsey qu’elle rencontra un riche admirateur, sir Charles Frederick Bernard, qui lui fit une cour assidue et la persuada de tenter sa chance au cinéma. Il lui paya des frais d’orthodontie où un dentiste lui réaligna les dents, et lui présenta Louis Shurr, un agent de la compagnie de cinéma Universal qui recrutait les starlettes pour Universal.Ce dernier, séduit par la beauté de la jeune fille, lui fit signer un contrat de 75 $ la semaine, mais exigea qu’elle se teigne en blonde, et lui fit tourner un petit bout d’essai dans le film « Melody Lane » en 1941. Ce fut un fiasco, le metteur en scène refusa Marie en déclarant qu’elle ne savait pas jouer. Universal la confina alors dans des rôles de figurantes, où elle n’avait bien souvent qu’une ligne de dialogue à lire.

Avec l’acteur Alan Ladd dans “lucky Jordan” en 1942

Ce fut le cas pour les films qu’elle tourna en 1941 et 1942. Entre deux scènes sur des films où elle apparaissait en filigrane, Marie était prise en photos par le service communication d’Universal qui exploitait son physique de rêve pour inonder les magazines de ses formes voluptueuses. C’est ainsi qu’elle devint l’une des pin-ups favorite des GI’s déployés tant en Europe qu’au Pacifique durant ces années de Deuxième Guerre Mondiale. 

Cora Frye en “pin up”

Pour pimenter la publicité de la starlette, Universal monta une fausse romance avec l’acteur Bruce Cabot qui l’emmena dans les night clubs de Las Vegas. C’est ainsi qu’elle prit gout à ce monde de la nuit. Cabot racontera plus tard en parlant de Marie : « ce qui la rendait attirante c’est que derrière ce physique de jolie fille se trouvait un être doux et sincère ».

Cette année-là, elle parut dans le film « Pardon my Sarong » et les médias lui donnèrent le surnom de « The Body » à cause de son physique voluptueux, surnom qu’elle détestait et qui allait la suivre toute sa vie. De plus en plus confiante en elle, elle quitta Universal pour la Paramount qui lui proposait 100 $ la semaine. 

l’acteur Bruce Cabot

Le 10 janvier 1943, à l’âge de vingt ans, Marie se maria pour la deuxième fois avec son agent Victor Orsatti. Le couple convola à Reno au Nevada (ville des mariages et divorces éclairs).

Ce mariage devait durer quatre ans jusqu’à ce qu’Orsatti la soupçonne d’une liaison avec le célèbre gangster Bugsy Siegel qui tenait un hôtel casino à Las Vegas. 

Cette dernière liaison ne dura que quelques mois, Siegel ayant laissé tomber Marie à cause de son incorrigible retard à tous les rendez vous qu’il lui donnait. En devenant « The Body », Marie s’était rendue compte que les producteurs ne la prenaient pas au sérieux.

Cora Frye et son deuxième mari Victor Orsatti

Lassée de ne pas trouver de rôles à sa mesure, elle quitta Paramount pour aller chez Metro Goldwyn Mayer (MGM) qui lui donna enfin son premier rôle avec Gene Kelly dans le film « Living in a big way » en 1947.

Malheureusement, le couple d’acteurs ne s’entendit pas pendant le tournage et MGM ne renouvela pas son contrat. Marie décida d’aller alors chez Columbia Pictures en 1948.

Entre temps, elle venait de rencontrer son troisième mari, le milliardaire de la chaussure Harry Karl. Ils se marièrent en septembre 1947. Pendant deux ans, la jeune femme tenta d’avoir un enfant mais fit fausse couche sur fausse couche.

Avec Gene Kelly dans “living in a big way” en 1947

Le couple décida d’adopter une fille, Denice et un fils, Harrison. Elle eut le premier rôle féminin dans le film « Tell it to the Judge » en 1949, puis en 1950 elle tourna dans « Once a thief » et « Hit parade of 1951 »  où elle chanta deux chansons mais ces rôles ne lui permirent pas de percer dans le monde de Hollywood.  Elle ne joua pas un seul film ensuite pendant sept ans. Déçue par le cinéma, elle décida de s’orienter vers le théâtre et la musique ; elle sortit un disque intitulé «(« The Body sings ») qui connut un certain succès. 

La couverture du disque de Cora

Mais elle dut s’absenter pour faire une tournée à travers les Etats Unis, et son couple en souffrit ; elle se sépara de Harry Karl en aout 1954 pour divorcer en novembre 1954.

Mais le 14 juin 1955, à la surprise des médias, le couple se remaria en Arizona. 

Ce n’était qu’un élan passager puisqu’ un an plus tard Harry Karl parla de divorcer de Marie ; il déclara que cette dernière le battait et il souffrait de graves préjudices mentaux occasionnés par sa femme.

Avec son mari Harry Karl et ses deux enfants adoptés : Harrison et Denice.

 Quelques mois plus tard, la jeune femme découvrit qu’elle était enceinte de Harry Karl et le couple arrêta son instance de divorce. La petite Tina Marie, unique enfant de Marie McDonald naquit en septembre 1956. Quatre mois plus tard, en janvier 1957, la rocambolesque affaire de l’enlèvement de l’actrice Marie Mc Donald allait bouleverser les médias. Le 4 janvier 1957, un inconnu appela la mère de Marie (qui résidait à Los Angeles) pour l’informer qu’il avait enlevé sa fille, l’actrice Marie Mc Donald de sa maison de Los Angeles. Le même jour, le mari de Marie, Harry Karl reçut un appel similaire l’enjoignant de ne pas appeler la police et qu’il s’agissait d’un kidnapping.

Cora et sa fille Tina

. Le 5 janvier, au petit matin, un chauffeur de camion devait trouver l’actrice hagarde, en pyjamas, sur le bord de la route près de la ville d’Indio en Californie ; la police aussitôt interrogea l’actrice pour avoir sa version des faits.

Elle raconta que deux hommes armés avaient pénétré dans sa maison et sous la menace d’une arme lui avait demandé ses bijoux (tout en menaçant de tuer ses enfants à l’étage si elle ne s’exécutait pas), puis il l’avait forcé à monter dans une voiture, lui avait bandé les yeux, et conduite dans une villa des alentours.

Là, ils l’avaient forcé à boire quelque chose qui l’avait rendu somnolente, et l’avaient ensuite violé.

Cora et son avocat, interrogée par la police

Le docteur qui devait examiner Marie comptabilisa deux dents cassées, des bleus sur son visage et des contusions sur ses joues, ses jambes et aussi son cou. Il fut incapable de dire si elle avait subi des violences sexuelles ou non. Dès le départ de l’enquête, la police douta de la réalité de l’enlèvement : en effet, au domicile de l’actrice, ils trouvèrent une copie du roman « the fuzzy pink nightgown » qui relatait un enlèvement d’une actrice de cinéma par deux hommes masqués, la simple présence de ce livre acheva de les rendre soupçonneux.

Une des rares photos couleur de Cora “Marie McDonald”

L’actrice accepta de coopérer pour rejouer le déroulement de son enlèvement, mais son mari Harry Karl (ils étaient alors en instance de séparation) déclara au média qu’il doutait de la réalité de cet enlèvement, et que sa femme avait orchestré tout cela afin de relancer une carrière chancelante. Marie McDonald réitéra ses dires et lors du procès admit que si sa version des faits n’était pas cohérente, c’était à cause de l’état dans lequel elle s’était trouvée lorsqu’on l’avait secouru, et que son état de choc avait été aggravé par les pilules sédatives que le médecin lui avait données lorsqu’on l’avait retrouvé. Le jury rendit son verdict en laissant tomber les charges à défaut d’évidence contre quiconque le 16 janvier 1957. Ce crime, si crime il y a, ne fut jamais puni.

Harry Karl et Cora

La vie dut reprendre son cours chez les Karl mais en avril 1958, ils divorcèrent pour de bon ; cette fois Harry Karl soupçonna Marie d’infidélité à son égard notamment avec Georges Capri (qui était marié) l’un des propriétaires du casino Flamingo à las Vegas, où la jeune femme donnait des tours de chant depuis l’histoire de son enlèvement. Ironiquement, cette histoire avait relancé sa carrière et de nombreux night clubs la réclamaient. Lorsque le divorce fut prononcé, Marie reçut une pension d’un million de dollars.Elle enregistra un disque avec l’orchestre de Hal Borne et partit en tournée dans le pays.

Cora chanteuse dans l’un des night clubs de Las Vegas

L’un de ses fervents admirateurs était Jerry Lewis, un habitué des night clubs de Las Vegas qui réussit à la convaincre de tourner avec lui dans une comédie intitulée « the Geisha boy » en 1958. Le film n’ayant pas eu le succès voulu, elle retourna à la chanson et reprit le tour de chant à Las Vegas. En juillet 1958, Georges Capri l’emmena en urgence à l’hôpital après une surdose de somnifères. Malgré leur attirance et le fait qu’ils vivaient ensemble, les demandes incessantes de Marie pour que Capri divorce de sa femme restèrent lettre morte. De guerre lasse, la jeune femme décida de le quitter en septembre 1958.

THE GEISHA BOY, front from left: Marie McDonald, Jerry Lewis, 1958

“the Geisha boy” avec Jerry Lewis en 1958

Elle entama une période où elle tenta de réduire sa consommation de barbituriques, entrainant de graves périodes de dépression. C’est à cette époque qu’elle fut prise d’insomnie. Pour couronner le tout, elle ne réduisait pas sa consommation d’alcool et elle fut arrêtée pour vitesse excessive et dans un état d’ébriété à de nombreuses reprises par la police. Laissant pour un temps les night clubs, Marie se produisit dans quelques shows à la télévision et rencontra celui qui allait devenir son cinquième mari, Louis Bass, qui était producteur d’émission de télévision.

Louis Bass et Cora

Ils se marièrent à Las Vegas le 23 mai 1959. Au bout de dix mois, Marie lança la procédure de divorce invoquant un cas de « cruauté mentale » de la part de son mari. Elle prit comme avocat Edward Callahan qui devait devenir son sixième mari le 6 aout 1961 toujours à Las Vegas. Mais encore une fois ce mariage ne tint pas : cette fois c’est son mari qui intentera un divorce pour « cruauté mentale » en déclarant que Marie n’avait jamais eu l’intention de vivre avec lui ni d’avoir ses enfants. Le plus grave selon lui c’est qu’elle avait catégoriquement refusé de se convertir à la religion catholique. Elle répliqua en précisant que Callahan la trompait abondamment, et qu’il lui avait emprunté 26 000 $ pour financer leur mariage et la lune de miel, somme qu’il ne lui avait jamais remboursée.

Edward Callahan et Cora

Après ses péripéties maritales, Marie, à l’aube de sa quarantaine, retrouva une dernière fois le cinéma en tournant dans « Promises, promises » en 1963 qui devait être aussi le dernier film de l’actrice Jayne Mansfield. Pendant le tournage de ce film, elle rencontra son dernier mari, Donald Taylor qui était aussi le producteur du film.  Ils se marièrent dès la fin du tournage.  L’abus d’alcool et de médicaments divers avait entamé la santé de la jeune femme et dans le film elle apparait avec un visage bouffi, et les critiques cinematographiques lui trouvèrent un air « hagard ». Ce film qui devait relancer la carrière de Jayne Mansfield et de Marie McDonald fut un échec. Il ne sortit que dans quelques salles, les scènes semi dénudées ayant choqué la censure américaine qui étiqueta le film « pour adultes seulement ».

“Promises promises” avec l’actrice Jayne Mansfield (à droite)

Dans les mois qui suivirent la santé de Marie se dégrada : en 1964, lors d’une hospitalisation pour un ulcère à l’estomac le cœur de Marie s’arrêta quelques minutes alors qu’elle se trouvait sur la table d’opération. Les médecins la réanimèrent mais lui conseillèrent du repos et du calme. Le 21 octobre 1965, Donald Taylor trouva Marie morte, effondrée, la tête contre la table à manger dans leur maison de Hidden Hills en Californie.

Cora l’année de sa mort

Elle était toute habillée. Les policiers arrivés sur les lieux pensèrent à un suicide, mais son mari refusa d’y croire précisant qu’il n’avait trouvé aucune note pouvant expliquer un tel geste. De plus, la jeune femme avait pour projet de lancer sa ligne de produits de beauté et fourmillait d’idées enthousiastes pour l’avenir. Le corps fut cependant autopsié et le médecin conclut que la mort avait été causée par une overdose de médicaments. L’enquête de police conclut à une mort accidentelle.  Les médecins de Marie savaient qu’elle souffrait de douleurs atroces à l’estomac, et qu’elle s’automédicamentait pour combattre ses douleurs. La surdose de médicaments lui fut fatale. La presse à scandale, elle, continua de parler de « suicide ». Elle n’avait que quarante deux ans.

Donald Taylor, le dernier mari de Cora

La jeune femme fut enterrée au Forest Lawn Memorial à Glendale, Californie. Trois mois après sa mort, son mari, Donald Taylor qui ne s’était pas remis de la mort de Marie, se suicida en mourant d’une overdose de Seconal. Il laissa une note expliquant son geste. La série fatale de mort violente continua deux ans plus tard, en mai 1967, avec cette fois le père de Marie, Everett Frye, qui devait mourir en se tirant un coup de fusil dans la tête, dans son garage de sa maison de Floride.

La tombe de Cora

Les trois enfants de Marie McDonald (les deux enfants adoptés et sa fille) furent alors élevés par Debbie Reynolds, nouvelle épouse de Harry Karl. Ils furent élevés avec Carrie Fisher (la princesse Leia de « Star Wars »). Malheureusement le couple Karl/Reynolds divorça en 1973. Harry Karl devait mourir en aout 1982 quelques jours après une opération à cœur ouvert. La fille de Harry Karl, Judith, née d’un précédent mariage décrira Marie ainsi :

«  Marie était l’une des femme les plus gentilles que j’ai jamais connue, elle avait un superbe sens de l’humour et j’ai passé de nombreux étés lorsque j’étais enfant dans leur maison de Californie ; elle n’était pas du type égocentrique et si vous aviez un problème elle prenait toujours le temps d’arrêter ce qu’elle faisait et de vous écouter. Elle pouvait lancer parfois des jurons et piquer des colères, mais l’instant d’après elle redevenait une femme très terre à terre et d’aspect fragile. « 

Cora dans “the guest house”

Quant à Marie, elle s’était décrite ainsi : « je suis heureuse comme je suis, je suis moi-même…c’est à dire Marie McDonald ».

Sources :

  • Hollywood babylon II
  • Fallen Angels de Kirk Crivello

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