L’introspection

Wundt

Wilhelm Wundt

Intéressons nous  à la genèse de l’introspection qui prend sa source chez les philosophes. Le spiritualisme défend des concepts tels que l’inconscient, l’intuition et la foi. L’introspection qui serait un moyen potentiel de vouloir se rapprocher de Dieu ou de mieux le comprendre peut avoir discrédité quelque peu l’approche par l’introspection. Continuer la lecture

Névrose et Psychose

lacan

Jacques Lacan

Dans la psychose, on reconnaît la présence de caractéristiques plus ou moins liées :
Morcellement du « moi » (altération du fonctionnement psychique),
Difficulté ou impossibilité à différencier le « moi » et le « non-moi » (perte de contact avec la réalité extérieure),
Conflit entre le « ça » et « la réalité » (le sujet est convaincu d’une idée en opposition avec la réalité)
Non-conscience de certains symptômes (le sujet peut reconnaître qu’il est dans un état pathologique, mais ne pas en discerner tous les éléments),
– Les mécanismes délirants :

        *l’intuition (croyance « non-réelle » que le sujet reçoit comme une « révélation »),

        *L’interprétation (signification fausse d’un fait réel),

        *L’imagination (construction d’un monde imaginaire),

        *L’illusion (perception erronée d’un objet réel),

        *L’hallucination (perception sans objet). Continuer la lecture

Les topics de Freud

freud

Sigmund Freud

freud_1La figure ci-contre(d’après l’ouvrage de David D.Myers, « Psychologie »), résume bien les différences qu’il peut y avoir entre les deux topiques développées par Freud. Il met en avant que la partie consciente est un peu comme la partie émergée d’un iceberg, de même que le « moi », et qu’une partie du « surmoi ». L’inconscient, ou le « ça » représentent la partie cachée et la plus importante de l’iceberg. Continuer la lecture

La Personnalité

Ned_Herrmann

Ned Herrmann

Pour commencer, nombreuses sont les définitions données à la personnalité d’un individu. Si je prends celle de Reuchlin, il définit la personnalité comme « une caractéristique relativement stable et générale de la manière d’être d’une personne dans sa façon de réagir aux situations dans lesquelles elle se trouve ». Si d’autres définitions s’éloignent plus ou moins de celle-ci, toutes tentent de souligner l’importance d’un « constituant fondamental de l’individu » qui permet de garder une unité psychique face aux situations « courantes » de la vie. Pourquoi ai-je ajouté « courantes » ? Tout simplement parce qu’il est très difficile de prévoir quel seront les comportements d’un sujet dans une situation particulièrement difficile (prise d’otage, meurtre, viol, enlèvement, risque de mort imminente pour un proche, accident, pression ou stress extrêmes…).

 

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Les Besoins

maslow

Abraham Maslow

Sur un point purement physiologique et cérébral, l’homme, quel que soit l’endroit où il vit sur la planète bleue, possède trois cerveaux. Ces trois cerveaux donnent les mêmes capacités de départ à l’être qui nait, à savoir celles d’interagir directement avec le milieu (fuir ou lutter en cas de danger), grâce au cerveau reptilien, de stocker les informations et d’éprouver des émotions, grâce au cerveau limbique, puis enfin pouvoir raisonner, grâce au cerveau cortical. C’est en partie grâce ou à cause de ce dernier que l’homme est capable de penser et d’établir des stratégies, et donc de se différencier. De même, nous possédons tous cinq sens qui nous permettent de nous connecter au monde extérieur. Continuer la lecture

La Beauté

hosseinL’importance de la beauté par rapport au milieu :

Selon Wallon, les émotions constituent la base de la vie psychique. Qu’en est-il alors si l’enfant, dès son plus jeune âge, ne reçoit pas l’amour dont il a besoin, dans le cas ou, inconsciemment, la mère rejette la beauté de son enfant ? Comment peut-on construire son « moi » si l’enfant se sent rejeté aux différents stades de son évolution ?

Ces questions sont complexes car elles partent du principe qu’une mère puisse rejeter inconsciemment son enfant sur un critère de beauté. Même si, dans l’absolu, la chose est possible, il est très rare que, génétiquement, une « beauté » donne naissance à la « laideur » (comme quoi la nature est bien faite). De ce fait, seul l’amour donné à l’enfant lui permettra de traverser ses stades d’évolution, quel que soit sa beauté, du moins dans la cellule familiale. Continuer la lecture

L’intelligence

weschler

David Wechsler

 Qu’est-ce que l’intelligence ?

Dans sa volonté qu’a l’homme à vouloir catégoriser et classer ses semblables, l’intelligence est devenue mesurable et quantifiable. Quand on sait que l’être humain, dans nos pays occidentaux, est noté depuis sa plus tendre enfance, et que ses notes décident en grande partie de sa position sur l’échelle sociale, il est important, voir crucial, d’en comprendre les mécanismes. Continuer la lecture

Le langage

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Paul Broca

En ce qui concerne le mode de pensée de l’homme moderne et le système linguistique qui lui est associé, des zones d’ombre devront être éclaircies sur les facteurs qui ont influencé cette évolution. Si la station « debout » a permis à de grands singes de regarder par dessus les hautes herbes, il y a plus de trois millions d’années, elle a aussi probablement été à la source de la modification de la position du larynx qui, en descendant et en modifiant sa forme au fil du temps, a contribuer à ce que les races successives développent un langage articulé. De plus, elle a contribué au développement de la pensée, les mains étant devenues libres pour attraper, agripper, tirer, pousser, et donc motiver le sujet à réfléchir à la meilleure utilisation de ses membres antérieurs pour répondre à ses besoins dans son environnement. Continuer la lecture

La mémoire

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Richard Shiffrin

En 1890 William James introduisit la notion de deux types de mémoire dans son ouvrage « Principles of psychology ». Il fallut malheureusement attendre la deuxième partie du XXème siècle (1960), pour que des travaux confirment sa théorie, notamment grâce au modèle modal de la mémoire développé par Atkinson et Schiffrin, résultat de leurs expérimentations, le behaviorisme occupant entre temps la plupart des investigations psychologiques.

Aujourd’hui, grâce à l’imagerie médicale, aux neurosciences, et à l’étude de cas pathologiques, nous observons les avancées les plus spectaculaires dans la connaissance du fonctionnement du cerveau, et plus particulièrement de la mémoire. Continuer la lecture

La communication

Communiquer pour convaincre  :

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Eric Berne

La fonction conative est la capacité à agir sur autrui. En effet, un des buts de la communication est de convaincre, et donc d’influencer notre interlocuteur pour qu’il/elle se rallie à notre point de vue. Pour ce faire, nous mettons en place des stratégies, soit de conquête, soit de séduction, qui auront un impact différent selon les situations. Suffit-il d’avoir raison pour convaincre ? C’est ce que je me propose de développer dans les différents chapitres suivants.

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