La Beauté

Prenez bien soin de vous :

hosseinL’importance de la beauté par rapport au milieu :

Selon Wallon, les émotions constituent la base de la vie psychique. Qu’en est-il alors si l’enfant, dès son plus jeune âge, ne reçoit pas l’amour dont il a besoin, dans le cas ou, inconsciemment, la mère rejette la beauté de son enfant ? Comment peut-on construire son « moi » si l’enfant se sent rejeté aux différents stades de son évolution ?

Ces questions sont complexes car elles partent du principe qu’une mère puisse rejeter inconsciemment son enfant sur un critère de beauté. Même si, dans l’absolu, la chose est possible, il est très rare que, génétiquement, une « beauté » donne naissance à la « laideur » (comme quoi la nature est bien faite). De ce fait, seul l’amour donné à l’enfant lui permettra de traverser ses stades d’évolution, quel que soit sa beauté, du moins dans la cellule familiale.

Mais au fait, la beauté n’est-elle pas un mythe ?

Tout dépend de la partie du globe dans laquelle nous vivons. En effet notre culture occidentale, relayée par un matraquage médiatique, pose des critères de beauté qui vont souvent à l’encontre de la nature elle même, allant jusqu’à pousser certaines femmes à mettre en péril leur fonction reproductrice (maigreur extrême). Que dire de la sélection tout au long de la vie ? Pour une même intelligence, les mêmes diplômes, les gens beaux se verront offrir les meilleures places, et les meilleurs salaires. Et il en est de même pour les copains/copines à l’école, à l’université, dans la vie de tous les jours.

Il y a peut-être un domaine où la beauté ne fait pas loi, c’est celui de l’expertise. En effet, la personne qui détient un savoir sera prioritairement jugée sur celui-ci. La beauté, dans ce cas, n’aidant pas à la compréhension, se retrouvera reléguée au second plan.

Il est enfin dommage de constater que ce « besoin » d’être reconnu comme « beauté acceptable » ne soit que le pur fruit d’un dictat posé par la surconsommation, alors que l’image du miroir ne fait fuir aucun des sujets qui lui font face, du moins pour les sujets sains, ce qui tendrait à prouver que la beauté n’est pas un besoin endogène du sujet qui évolue, mais bel et bien un besoin exogène généré par le milieu.

A quel besoin la beauté répond-elle ?

J’ai bien peur, si je reprends la pyramide des besoins selon Maslow, que dans notre culture occidentale, la beauté réponde, du moins en partie, à chaque étage :

Domaines (en rouge) dans lesquels la beauté peut avoir un impact sur la satisfaction des besoins associés:

maslow3– Le sujet ne correspond pas au «standard beauté minimum culturel»

→ les besoins seront satisfaits en compensant par d’autres leviers (intelligence, comportement, émotion).

–  Le sujet  correspond  au « standard beauté minimum culturel »

→ les besoins seront satisfaits si le sujet à la capacité à y répondre (intelligence, comportement, émotion).

                                                            La beauté seule n’est qu’un paramètre parmi beaucoup d’autres. En effet, le contexte social, les études, les moyens disponibles… sont autant de paramètres qui contribuent à la satisfaction des besoins. Quelqu’un de beau qui est bête, pauvre, et méchant, aura beaucoup plus de mal à trouver du travail que quelqu’un qui a un physique ingrat mais qui est sympa et intelligent.

 Peut-il y avoir amour sans beauté ?

Il serait faux de penser que la beauté ne joue pas un rôle dans les relations amoureuses, du moins dans l’attirance qu’elle provoque. Néanmoins, si la beauté est un catalyseur social indéniable, il n’y a peut-être pas que des avantages à être beau, du moins « trop beau », comme je me propose de vous le démontrer maintenant :

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Comme nous le constatons dans le tableau ci-dessus, ce n’est pas toujours facile d’être beau. Que dire des « canons » de beauté qui recherchent en permanence la perfection à travers la chirurgie esthétique ?

Néanmoins, le maquillage, la coiffure, les vêtements, le sport, le coaching… sont aujourd’hui capable, si ce n’est de transformer un crapaud en prince, d’améliorer de façon radicale l’apparence et le maintien d’un sujet. A croire, contrairement à la déclaration pessimiste trouvée sur internet, que « reste moche uniquement celui ou celle qui le souhaite… »

Pour conclure sur le sujet, les critères de beauté sont très subjectifs et différents selon les cultures. Pour certaines, ce sont des tatouages, d’autres des colliers empilés autour d’un cou, et selon les époques, en occident, on préfèrera être bien en chair ou alors mince jusqu’à la maigreur. Que devient cette beauté lorsque nous dépassons les 50 ans ? Est-ce enfin vraiment elle qui nous poussent les uns et les autres à nous unir ? Quand l’homme recherche une belle femme, il souhaite également qu’elle puisse porter ses enfants, quand la femme recherche un homme, elle le préfère charpenté et intelligent pour transmettre le maximum de chance à sa progéniture. Toutes ces belles théories quand, dans beaucoup de cas, un seul regard suffit à déclencher le « sauve qui peut » général dans nos hormones. Si j’osais, je dirais que notre « idéal du moi » nous pousse à rechercher le ou la candidat(e) idéal(e) à l’amour, mais c’est bien notre partie inconsciente et le « ça » qui, dans sa recherche insatiable du plaisir, reconnaît « l’autre » et nous pousse dans ses bras ; comme le disait ma grand mère : « chaque pot a son couvercle… »

Conclusion :

Pour conclure et synthétiser l’ensemble des arguments énoncés précédemment, j’ai bien peur que la laideur, comme la beauté, soient suffisamment subjectives, selon les cultures, pour remettre en cause le discours trouvé sur internet. Je veux bien accepter que ce témoignage soit le fruit d’une amertume et de frustrations accumulées tout au long d’une vie où l’amour a certainement manqué à plusieurs stades du développement, de même que la réussite sociale. De là à rejeter la faute sur le seul critère de « beauté », c’est mettre de coté tous les paramètres qui font que l’homme s’épanouit tout au long de sa vie comme l’instruction, l’intelligence, le partage, l’envie, l’amour…

L’image de soi renvoyée par l’autre dépend en grande partie de l’estime que l’on a de soi-même. La beauté pure ne vaut que si je souhaite remporter un concours de beauté… Et même là tout dépend des critères choisis.

Enfin, si je donnais une définition personnelle de la beauté, ce serait la suivante :

« La beauté se caractérise par l’admiration qu’elle provoque dans le regard de l’autre. Si elle est purement physique, elle dépend du milieu, des codes associés, et des critères choisis. Dans tous les autres cas, c’est la réponse « inconditionnelle » à un stimulus ou un ensemble de stimuli qui provoque l’admiration chez l’autre à travers un processus émotionnel et cognitif qui lui est propre »

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