Charlotte de Bourbon Montpensier, abbesse de Jouarre, princesse d’Orange (1545-1582)

Portrait par Daniel van den Queborn vers 1579

Née vers 1545
Morte le 5 mai 1582 à Anvers, Belgique
Enterrée dans la cathédrale d’Anvers, Belgique

Charlotte de Bourbon Montpensier naquit vers 1545, très certainement à Paris. Elle était la quatrième fille du couple Louis II de Bourbon Montpensier, duc de Montpensier, et de sa première épouse Jacqueline de Longwy, qui devaient avoir au total six enfants : un fils, François qui sera l’héritier, et cinq filles, dont trois seront destinées à la religion, y compris Charlotte. Cette dernière est issue d’une grande lignée : le père de Charlotte est le cousin du futur Henri IV, et il est prince du sang. Sa mère, Jacqueline, est la nièce de François 1er, et la sœur de l’évêque de Langres. Dans l’idée du duc de Montpensier, sa fille Charlotte devait entrer au couvent, puis renoncer à son héritage et ensuite succéder comme abbesse de Jouarre à la mort de sa tante.

Louis II duc de Montpensier, père de Charlotte par Clouet vers 1558

Mise dans la confidence et les intentions du duc, la reine et Régente, Catherine de Medicis, avait donné son aval pour que la jeune Charlotte succède à sa tante lorsque celle-ci rendrait son âme à Dieu. Or Charlotte, contrairement à ses sœurs destinées à d’autres couvents (Jeanne expédiée à l’abbaye de la Règle près de Limoges, et Louise expédiée à l’abbaye de Faremoutiers), manifesta très tôt son refus de devenir nonne. Cette vocation n’était pas la sienne et elle se confia à sa mère lors des rares visites de celle-ci. Cette dernière, pourtant secrètement attirée par la religion protestante, tentera de rassurer sa fille : l’avenir de celle-ci était de devenir abbesse de Jouarre, donc d’avoir un titre, une rente et un rang digne de son sang. Même si Jaqueline de Longwy comprend les sentiments de sa fille elle est bien impuissante pour agir à l’encontre du souhait du duc, son mari.

Jacqueline de Longwy, mère de Charlotte par Clouet vers 1550

Lorsque Charlotte a douze ans, sa tante maternelle, l’abbesse de Jouarre meurt et nomme comme successeur sa nièce Charlotte et lui remet la crosse de l’abbesse. Les parents de Charlotte expédient auprès d’elle l’abbé de Lenter pour contraindre la jeune fille à entrer dans le rang et accepter la position d’abbesse de Jouarre. Pour ce faire, l’abbé menace Charlotte de l’envoyer à l’abbaye de Fontevraud, où son père le duc demandera qu’elle soit maintenue en « fosse de religion » si elle s’obstine dans ses cris et dans ses pleurs. Vaincue, l’adolescente qui n’a que douze ans accepte de revêtir le titre d’abbesse de Jouarre, et de devenir la tête pensante d’une riche abbaye de 1 662 hectares de terre parmi les plus riches du royaume, et qui tombe sous le joug des Bourbon Montpensier, à la grande satisfaction du duc de Montpensier.

Abbaye Notre Dame de Jouarre

A treize ans, Charlotte de Bourbon Montpensier prononce le 17 mars 1559 ses vœux perpétuels et devient abbesse de Jouarre. Pendant les six années qui vont suivre, elle va continuer à tenter de fléchir son père pour lui faire comprendre qu’elle n’a pas la vocation à devenir religieuse. Son rôle n’est pas facile, elle doit tous les jours commander à des religieuses qui ont l’âge d’être sa mère, voire sa grand-mère. Elle va même jusqu’à établir un document devant notaire précisant qu’elle est abbesse contre sa volonté, le document contient même des dépositions des religieuses de Jouarre certifiant que Charlotte est abbesse contre sa volonté. Le duc refuse d’en tenir compte.

Portrait par Daniel van den Queborn vers 1579

Cloitrée dans son couvent, Charlotte est quand même tenue au courant du monde extérieur et notamment elle suit avec intérêt l’influence grandissante des protestants que l’on appelle les huguenots. La mort de sa mère Jacqueline de Longwy, alors qu’elle n’a que seize ans, la pousse à se rapprocher des protestants, et notamment de leur chef l’amiral Coligny. Celui-ci a un ami pasteur qui se nomme d’Averly, et qui entre en contact avec Charlotte.

Il lui apprend les persécutions dont sont victimes les huguenots au sein du royaume de France, et leur sort émeut Charlotte. Discrètement, elle entre en correspondance avec Jeanne d’Albret, reine de Navarre et mère du futur Henri IV, qui est une ardente protestante et qui est aussi une parente.

Jeanne d’Albret, mère du futur Henri IV (portrait par Clouet en 1570)

Cette dernière comprend les sentiments de la jeune abbesse, forcée de subir une existence qu’elle n’aime pas, et elle lui conseille carrément de s’enfuir en Allemagne, berceau du protestantisme, car selon Jeanne d’Albret, jamais le duc de Montpensier n’écoutera les plaintes de sa fille ; d’ailleurs le duc fait surveiller étroitement sa fille au sein même de l’abbaye de Jouarre.

Les relations entre le père et la fille se sont encore plus dégradées lorsque ce dernier s’est remarié en février 1570 (à cinquante sept ans) à la très jeune et très jolie Catherine de Lorraine âgée seulement de dix huit ans, qui est de surcroit issue de la famille des Guise, des ultra catholiques.

Catherine de Lorraine, duchesse de Montpensier, belle mère de Charlotte (portrait vers 1580)

Petit à petit, Charlotte commence à ébaucher un projet d’évasion et de fuite : elle a alors vingt sept ans. Avec l’appui financier de sa parente la reine de Navarre, elle organise une visite officielle à sa sœur à l’abbaye de Faremoutiers, et un chariot quitte au petit matin du 6 février 1572 l’abbaye de Jouarre tiré par quatre chevaux qui transporte l’abbesse Charlotte et quatre de ses religieuses qui sont acquises à sa cause. Or, le chariot chemine vers l’Est et arrive rapidement à Strasbourg, qui est alors une terre d’Empire, appartenant à l’Allemagne. Là, Charlotte retire sa tenue blanche d’abbesse et revêt des vêtements de dame, jusqu’à la destination finale de son voyage qui est le château d’Heidelberg où l’attend l’électeur palatin Frederic III. Ce dernier qui était un correspondant ami de Jeanne d’Albret, recevra Charlotte comme sa fille, et une semaine plus tard, Charlotte abjure le catholicisme lors d’une cérémonie organisée par le pasteur Taffin.

Frederic III von der Pfalz

A Jouarre, lorsque les religieuses s’aperçoivent que l’abbesse a bien et bien disparue, elles alertent le duc de Montpensier. Ce dernier, qui devine très vite la fuite de sa fille est fou de rage. Il ordonne que sa fille soit ramenée en France, morte ou vive, et va lui-même en faire la demande auprès du jeune roi Charles IX. Il se sent humilié et bafoué par cette fille ingrate, à qui il a donné une position plus qu’enviée. Lorsqu’il apprend que sa fille est devenue calviniste, il frise l’apoplexie. Il se venge la nuit de la Saint Barthélémy en aout 1574, en massacrant les protestants dans le tout Paris, ce que ne lui pardonnera jamais sa fille. Séparée d’un pays qui la renie, Charlotte se fait de nouveaux amis à Heidelberg. A vingt sept ans, elle peut enfin rêver vivre sa vie. Elle est plutôt jolie, c’est une grande brune aux yeux bleus, et elle se fait remarquer par sa bonté et sa charité. Son attachement véritable à la religion protestante lui ouvre les portes des protestants de l’étranger qui viennent chercher refuge à Heidelberg. Or, il en est un qui va attirer immédiatement l’attention de la jeune fille et faire battre son coeur: il s’agit de Guillaume d’Orange, prince d’Orange et comte de Nassau qui a émancipé les Pays Bas contre le joug des espagnols. Il a reçu le surnom de « le Taciturne ».

Guillaume de Nassau prince d’Orange, mari de Charlotte

 Il a douze ans de plus que Charlotte, mais c’est un bel homme au physique imposant, et c’est surtout un prince de religion protestante. Il fait figure de héros dans son pays, mais hélas, il est alors marié à Anne de Saxe (une catholique allemande) qui est sa deuxième épouse. Or ce mariage est malheureux, la jeune femme est tombée dans une semi folie, puis elle a pris un amant marié, Jean Rubens (père du futur peintre Rubens) et a même eu une fille avec ce dernier. Le scandale a été énorme, et Guillaume d’Orange a entamé les démarches pour répudier sa femme. Prisonnière, affamée, livrée à elle-même, Anne de Saxe finit par signer les papiers de sa répudiation. Dès lors, Guillaume d’Orange pouvait faire sa demande de mariage auprès de la jeune Charlotte de Bourbon Montpensier.

Anne de Saxe, 2ème épouse de Guillaume de Nassau prince d’Orange

Cette dernière reçut donc la proposition de mariage d’un homme nouvellement divorcé, et père de cinq enfants (nés de ses deux premiers mariages) et fortement endetté. Bref, Guillaume d’Orange était beau, mais pauvre comme Job. Elle-même n’a aucune dot à lui présenter. Il lui offrait une existence peu sûre, mariée à un homme d’action, dont la tête pouvait être mise à prix et dont la fortune était très aléatoire. Mais Charlotte est fascinée par ce prince protestant, héros dans son pays, d’un naturel honnête et qui n’avait jusqu’à maintenant pas été très heureux en amour. Et puis, quelle belle revanche pour elle que de devenir princesse d’Orange ! Quel beau pied de nez pour son père le duc de Montpensier !

Charlotte de Bourbon Montpensier

Par l’intermédiaire de sa tante Jeanne d’Albret, elle sonde le roi de France, qui est à présent Henri III, et ce dernier répond qu’il est favorable à une telle alliance. Le père de Charlotte refuse d’entendre parler d’un tel mariage : pour lui, sa fille est mariée à Dieu, et le prince d’Orange est toujours marié à Anne de Saxe. Pour Charlotte, peu lui importe la parole de son père, qui est pour elle le duc assassin des Huguenots de la Saint Barthélémy, elle a reçu l’aval du roi de France, et donc va agir selon son cœur.

Elle gagne les Pays Bas, et entre à Brielle, en Zélande où Guillaume l’attend le 5 juin 1575. Son union avec Guillaume d’Orange est bénie par un pasteur le 12 juin. L’entente du couple réjouit les hollandais et la belle famille de Charlotte l’accueille avec joie.

Jean de Nassau, beau frère de Charlotte

Le frère de Guillaume, Jean de Nassau, qui était contre ce mariage au départ, reviendra sur ses sentiments en disant de Charlotte qu’elle « se distinguait par sa vertu, sa piété, sa très grande intelligence, et qu’elle était la femme idéale pour son frère Guillaume ». En effet, dans les premiers mois de son mariage, des libelles injurieux gratifient Charlotte de Bourbon « d’abbesse défroquée ». La calomnie n’atteint pas Guillaume de Nassau qui protège sa jeune femme. Les deux époux s’installent à Anvers, et le roi de France, Henri III, fait parvenir à Charlotte un acte notarié où le roi a enjoint au duc de Montpensier, son sujet, de faire bonne figure et d’approuver le mariage de sa fille avec un prince d’Orange. Vaincu par les remontrances de son roi, le duc de Montpensier donne du bout des lèvres sa bénédiction à sa fille. Le mariage de Guillaume et Charlotte fut heureux : Charlotte se dévoue à son époux et tombe enceinte chaque année. En sept ans de mariage, elle donnera six filles à son époux. Huit mois après son mariage, soit le 31 mars 1576, Charlotte de Bourbon Montpensier donne naissance à son premier enfant, une fille, prénommée Louise Juliana à Delft, en Allemagne.

Louise Juliana, fille de Charlotte (portrait de Daniel van den Queborn vers 1582)

Ensuite les naissances vont se succéder.

Le 26 mars 1577, Charlotte donne naissance à Elisabeth Flandrine à Middleburg, aux Pays Bas.

Le 3 juillet 1578, Charlotte donne naissance à Catherine Belgica à Anvers en Belgique.

Le 18 aout 1579, Charlotte donne naissance à Charlotte Flandrine à Anvers en Belgique.

Le 17 septembre 1580, Charlotte donne naissance à Charlotte Brabantine à Anvers, en Belgique.

Le 9 septembre 1581, Charlotte donne naissance à Amalia Antwerpiane à Anvers en Belgique.

Malgré ses naissances rapprochées, Charlotte sera un véritable soutien pour son époux lors de ses nombreuses absences : elle entretiendra une longue correspondance avec lui et avec les officiers des Provinces révoltées. Elle eut aussi une correspondance suivie avec Henri de Navarre (futur Henri IV) chef des protestants en France, et aussi avec son frère François de Bourbon Montpensier.

François de Bourbon Montpensier, frère de Charlotte

Elle tentera de lutter contre la décision de son père qui l’avait déshérité lors de son départ du couvent, afin de récupérer de l’argent pour soutenir sa nouvelle famille, car son mari Guillaume s’est lourdement endetté pour faire la guerre contre les espagnols. Pour obtenir le soutien des provinces révoltées, Guillaume ajoutera au prénom de chacune de ses filles le nom d’une des provinces (Brabantine, Flandrine, etc…) qui accepteront de verser un subside tout en devenant parrain de l’enfant nouvelle née. En 1581, le prince d’Orange fut déclaré hors la loi par les espagnols, et sa vie fut mise à prix par le roi Philipe II. Les Pays Bas furent encore plus dévoués à leur prince et le pays dénonça son allégeance au roi espagnol pour prononcer son indépendance.

L’attentat contre Guillaume de Nassau en 1582

Le 18 mars 1582, un attentat est perpétré contre Guillaume d’Orange, par un espagnol qui tire sur lui avec un pistolet : la balle traverse les deux joues de Guillaume (en évitant la langue et les dents), et provoque une importante hémorragie. Le mari de Charlotte fut soigné par celle-ci avec dévouement pendant cinq longues semaines d’angoisse, où la blessure se réouvrit fréquemment. Epuisée, Charlotte demeurera au chevet de Guillaume nuit et jour. Mais elle eut bientôt des accès de fièvre, et des difficultés à respirer. Bientôt elle dut, elle aussi, s’aliter et les médecins constatèrent son affaiblissement du à une santé fragilisé par ses nombreuses grossesses. De nos jours, les médecins pensent qu’elle succomba à une pneumonie. La légende romantique veut qu’elle perdit sa santé en voulant soigner son mari bien aimé.

Charlotte au chevet de son mari

Le 5 mai 1582, elle rendit son âme à dieu, âgée seulement de trente six ans. Fou de chagrin, Guillaume d’Orange s’isola pendant des mois, mais ses conseillers lui demandèrent de se remarier sans attendre, ne serait ce que pour donner une mère à ses onze enfants. Le 24 avril 1583 il se mariera pour la quatrième fois avec une française protestante, Louise de Coligny, fille de l’amiral assassiné durant la Saint Barthélémy, et veuve d’un époux tué aussi durant la Saint Barthélémy. Louise de Coligny allait élever les filles de Charlotte comme si c’était les siennes. Elle donnera aussi à Guillaume un fils Frederick Henri né le 29 janvier 1584.

Louise de Coligny, 4ème épouse de Guillaume de Nassau prince d’Orange

Six mois après la naissance de ce fils, Guillaume de Nassau, prince d’Orange fut assassiné le 10 juillet par Balthazar Gerard, (un catholique hollandais favorable aux espagnols qui avaient promis une récompense de 25 000 écus à qui tuerait le prince d’Orange). L’assassin du prince d’Orange réussit à s’introduire dans le palais de Deft, tirera sur Guillaume à trois reprises, et celui-ci succombera quelques minutes plus tard. Arrêté, son assassin fut exécuté dans d’atroces souffrances : sa main droite fut brulée au fer rouge, sa peau fut arrachée de ses os en six endroits avec une tenaille ardente ; il fut écartelé, son cœur extrait de son corps et jeté au visage. Il fut ensuite décapité, et sa tête fut empalée sur une perche et placée devant la maison du prince d’Orange.

Balthazar Gerard, l’assassin de Guillaume de Nassau

Les filles de Charlotte et Guillaume furent donc élevées par Louise de Coligny, la dernière épouse protestante de Guillaume : trois des filles furent mariées à des princes allemands protestants, et deux furent mariées à des princes français protestants : Elisabeth fut mariée à Henri de la Tour d’Auvergne et son fils sera le Grand Turenne, l’autre, Charlotte Brabantine fut mariée à Claude de la Trémoille. Le destin de la dernière des filles, Charlotte Flandrina fut un peu particulier : à la mort de sa mère, son grand père, le duc de Montpensier la réclama à son gendre Guillaume, qui l’expédia en France, où elle fut élevée dans la religion catholique. Comme si elle devait expier la faute de sa mère, son grand père l’élèvera dans la religion catholique et demandera pour elle l’abbaye de Sainte Croix de Poitiers. La jeune fille abjurera la foi protestante pour devenir abbesse. Elle fut une des abbesses les plus intransigeantes de l’abbaye de Poitiers, réclamant la clôture et se conformant à une application stricte de la religion catholique dans son abbaye.

Charlotte Flandrina, fille de Charlotte et abbesse de Sainte Croix de Poitiers

Le vieux duc de Montpensier put mourir tranquille le 23 septembre 1582, sa petite fille Charlotte Flandrina ayant lavé le déshonneur engendré par sa fille Charlotte, l’abbesse renégate qui avait voulu vivre selon ses désirs.

Sources :

  • « Folles ou sages : les abbesse de l’ancienne France » de Louis Dollot.
  • « Charlotte de Bourbon » de Jules Delaborde.

Descendance de Charlotte de Bourbon Montpensier, princesse d’Orange :

Jusqu’aux petits-enfants.

Charlotte de Bourbon-Montpensier, née en 1545, décédée le 5 mai 1582, Anvers, Belgique (be), inhumée, cathedrale Notre Dame, Anvers, Belgique (be) (à l’âge de 37 ans), abbesse de Jouarre (1555-1572)
&1575  mariée le 12 juin 1575, Briel, (Pays Bas), ??, avec …
Willem I de Zwijger van Oranje-Nassau, alias Guillaume d’Orange, prince d’Orange (1545), né le 24 avril 1533, au Château de Dillenburg, (??), ??, assassiné le 10 juillet 1584, Delft, (??), ??, inhumé, Nieuwe Kerk, (Delft), ?? (à l’âge de 51 ans), dont :

  1. Louise-Juliana van Oranje-Nassau, née le 31 mars 1576, Delft, Allemagne (de), décédée le 15 mars 1644, Konigsberg, Allemagne (de) (à l’âge de 67 ans)
    &1593  mariée le 23 juin 1593 avec …
    Friedrich IV von der Pfalz, alias der Gerechte, Kurfürst von der Pfalz (1592-1610), né le 5 mars 1574, Amberg, Allemagne (de), décédé le 19 septembre 1610, Heidelberg, Allemagne (de) (à l’âge de 36 ans), dont :

    1. Louise-Juliane von der Pfalz, née le 16 juillet 1594, Heidelberg, Allemagne (de), décédée le 28 avril 1640, Meisenheim, Allemagne (de) (à l’âge de 45 ans)
      &1612  mariée le 4 mai 1612 avec …
      Johann II von Wittelsbach, Pfalzgraf von Zweibrücken, né le 23 mars 1584, Bergzabern, (??), ??, décédé le 9 août 1635, Metz, (??), ?? (à l’âge de 51 ans)
    2. Catherine Sophie von der Pfalz, née le 10 juin 1595, Heidelberg, Allemagne (de), décédée le 28 juin 1626, Koln an der Spree, (??), ?? (à l’âge de 31 ans)
    3. Friedrich V von der Pfalz, alias The Winter King/le roi d’hiver, Kurfürst von der Pfalz (1610-1623), König von Böhmen (1619-1620), né le 26 août 1596, Huntinglodge Deinschwang, (??), ??, décédé le 29 novembre 1632, Mainz, (??), ?? (à l’âge de 36 ans)
      &1613  marié le 14 février 1613, Whitehall Palace à Londres, (??), ??, avec …
      Elizabeth Stuart, Princess of England, Kurfürstin von der Pfalz, Königin von Böhmen, née le 19 août 1596, Dunfermline, (??), ??, décédée le 13 février 1662, Leicester House, (Londres), ?? (à l’âge de 65 ans)
    4. Elisabeth-Charlotte von der Pfalz, née le 19 novembre 1597, Neumarkt, Allemagne (de), décédée le 26 avril 1660, Crossen an der Oder, Allemagne (de) (à l’âge de 62 ans)
      &1616  mariée en 1616 avec …
      Georg Wilhelm von Hohenzollern, Kurfürst von Brandenburg (1619-1640), Herzog in Preußen (1619-1640), né en 1595, décédé en 1640 (à l’âge de 45 ans)
    5. Anna Eleonore von der Pfalz, née le 4 janvier 1599, Heidelberg, Allemagne (de), décédée le 10 octobre 1600, Heidelberg, Allemagne (de) (à l’âge de 21 mois)
    6. Louis Guillaume von der Pfalz, né le 5 août 1600, Heidelberg, Allemagne (de), décédé le 10 octobre 1600, Heidelberg, Allemagne (de) (à l’âge de 2 mois)
    7. Moritz Christian von der Pfalz, né le 18 septembre 1601, Heidelberg, Allemagne (de), décédé le 28 mars 1605, Heidelberg, Allemagne (de) (à l’âge de 3 ans)
    8. Ludwig-Philipp von der Pfalz, né le 23 novembre 1602, Heidelbergies, (??), ??, décédé le 6 janvier 1655, Krossen, (??), ?? (à l’âge de 52 ans)
      &1631  marié le 14 décembre 1631, Kölln an der Spree, (??), ??, avec …
      Maria Eleonore von Hohenzollern, née le 1er avril 1607, décédée le 18 février 1675, Kreuznach, (??), ?? (à l’âge de 67 ans)
  2. Elisabeth-Flandrine van Oranje-Nassau, née le 26 avril 1577, Middelburg, (Pays Bas), ??, décédée le 3 septembre 1642, Sedan, France (fr) (à l’âge de 65 ans)
    &1595  mariée le 15 avril 1595 avec …
    Henri de La Tour d’Auvergne, prince de Sedan (1594-1623), duc de Bouillon (8e, 1594-1623), vicomte de Turenne, né le 28 septembre 1555, décédé le 25 mars 1623 (à l’âge de 67 ans), dont :

    1. Louise de La Tour d’Auvergne, née vers août 1596, décédée en novembre 1607 (à l’âge de peut-être 11 ans)
    2. Marie de La Tour d’Auvergne, née le 17 janvier 1601, Turenne, Corrèze (19), France, décédée le 24 mai 1665, Thouars, Deux-Sèvres (79), France, inhumée, chapelle ducale, Thouars, Deux-Sèvres (79), France (à l’âge de 64 ans), dame d’honneur d’Anne Marie Louise d’Orléans, Melle de Montpensier
      &1619  mariée le 19 janvier 1619, Sedan, Ardennes (08), France, avec …
      Henri de La Trémoïlle, duc de Thouars (3e), duc de La Trémoïlle, prince de Tarente et de Talmont, comte de Laval, de Montfort et de Guines, baron de Vitré et de Quintin, né le 22 décembre 1598, château, Thouars, Deux-Sèvres (79), France, baptisé le 15 mars 1601, chapelle Notre-Dame, château,Thouars, Deux-Sèvres (79), France, décédé le 21 janvier 1674, château, Thouars, Deux-Sèvres (79), France, inhumé le 22 janvier 1674, chapelle Notre-Dame, château,Thouars, Deux-Sèvres (79), France (à l’âge de 75 ans), pair de France, mestre de camp de la cavalerie légère de France
    3. Julienne Catherine de La Tour d’Auvergne, née le 8 octobre 1604, baptisée le 22 juin 1605, église réformée, Sedan, Ardennes (08), France, décédée le 6 octobre 1638 (à l’âge de 33 ans)
      &1627  mariée le 13 décembre 1627 avec …
      François de La Rochefoucauld, comte de Roucy, baron de Pierrepont, de Chef-Boutonné, de Blanzac et de Nizy-le-Comte, né le 9 septembre 1603, Verteuil, Charente (16), France, décédé le 3 janvier 1680, château de Roucy, Roucy, Aisne (02), France (à l’âge de 76 ans), conseiller du Roi en tous ses conseils d’Etat et privé,
    4. Frédéric Maurice de La Tour d’Auvergne, duc de Bouillon (9e, 1623-1652), duc d’Albret et de Château-Thierry (1623-1652), comte d’Auvergne, d’Evreux et de Beaufort, baron de La Tour, né le 22 octobre 1605, décédé le 9 août 1652, Pontoise, Val-d’Oise (95), France (à l’âge de 46 ans)
      &1634  marié le 1er février 1634 avec …
      Leonora Berg-s’Heerenberg, née vers 6 mai 1613, Bruxelles, Belgique (be), décédée vers 24 juillet 1657, hôtel de La Tour d’Auvergne, paroisse Saint Sulpice, Paris (75), France (à l’âge de peut-être 44 ans)
    5. Elisabeth de La Tour d’Auvergne, née en 1606, décédée le 1er décembre 1685 (à l’âge de 79 ans)
      &1619  mariée le 27 juin 1619 avec …
      Guy Aldonce de Durfort, marquis de Duras, comte de Rauzan, seigneur des Roches Tranchelion, né le 1er juin 1605, Duras, (??), ??, décédé le 8 janvier 1665, Duras, (??), ?? (à l’âge de 59 ans), maréchal de camp, capitaine des gardes du corps du Roi
    6. Henriette catherine de La Tour d’Auvergne, née vers 1609, décédée en 1677 (à l’âge de peut-être 68 ans)
      &1629  mariée le 11 avril 1629 avec …
      Amaury Gouyon, marquis de La Moussaye (2e, 1624-1663), comte de Quintin, né en 1601, décédé en 1663 (à l’âge de 62 ans), gouverneur de Rennes
    7. Henri de La Tour d’Auvergne, alias Turenne, vicomte de Turenne, né le 11 septembre 1611, château de Sedan, Ardennes (08), France, tué le 27 juillet 1675, bataille de Sasbach Allzm, (??), ??, inhumé, dôme des Invalides, Paris (75), France (à l’âge de 63 ans)
      &1653  marié en 1653 avec …
      Charlotte de Caumont, dame de Saveilles, née en 1623, décédée le 13 avril 1666, Paris, Paris (75), France (à l’âge de 43 ans)
    8. Charlotte de La Tour d’Auvergne, alias Mlle de Bouillon, décédée en 1662
  3. Catherine-Belgica van Oranje-Nassau, née le 3 juillet 1578, Antwerpen, Belgique (be), décédée le 12 avril 1648, Delft, Allemagne (de) (à l’âge de 69 ans)
    &1596  mariée le 23 octobre 1596, Dillenbourg, (??), ??, avec …
    Philipp Ludwig II von Hanau-Münzenberg, Graf von Hanau-Münzenberg, né le 18 novembre 1576, Hanau, (??), ??, décédé le 9 août 1612 (à l’âge de 35 ans), dont :

    1. Charlotte Louise von Hanau-Münzenberg, née en 1597, décédée en 1649, Kassel, (??), ?? (à l’âge de 52 ans)
    2. Louise von Hanau-Münzenberg, née le 29 juillet 1598, décédée le 9 août 1598 (à l’âge de 11 jours)
    3. Philipp Ulrich von Hanau-Münzenberg, né le 2 janvier 1601, décédé le 7 avril 1604, Steinau, (??), ?? (à l’âge de 3 ans)
    4. Amalie Elisabeth von Hanau-Münzenberg, Gräfin von Hanau-Münzenberg, née le 29 janvier 1602, décédée le 8 août 1651 (à l’âge de 49 ans)
      &1619  mariée en 1619 avec …
      Wilhelm V von Hessen-Kassel, Landgraf von Hessen-Kassel, né le 13 février 1602, Kassel, (??), ??, décédé le 21 septembre 1637, Leer, (??), ?? (à l’âge de 35 ans)
    5. Katharina Juliana von Hanau-Münzenberg, Gräfin von Hanau-Münzenberg, née le 17 mars 1604, décédée le 28 décembre 1688 (à l’âge de 84 ans)
      &1631  mariée vers 1631 avec …
      Albert Otto II zu Solms-Laubach, Graf zu Solms-Laubach, né le 20 juin 1610, décédé le 6 septembre 1639 (à l’âge de 29 ans)
    6. Philip Moritz von Hanau-Münzenberg, né le 25 août 1605, décédé le 3 août 1638 (à l’âge de 32 ans)
    7. Wilhelm Reinhard von Hanau-Münzenberg, né le 20 septembre 1607, décédé le 25 septembre 1630, Aix la Chapelle, France (fr) (à l’âge de 23 ans)
    8. Heinrich Ludwig von Hanau-Münzenberg, né le 7 mai 1609, décédé le 11 juillet 1632, Maastricht, (Pays Bas), ?? (à l’âge de 23 ans)
    9. Friedrich Ludwig von Hanau-Münzenberg, né le 27 juillet 1610, décédé le 4 octobre 1628 (à l’âge de 18 ans)
    10. Jakob Johann von Hanau-Münzenberg, né le 28 juillet 1612, décédé le 9 juin 1636, Zabern, (??), ?? (à l’âge de 23 ans)
  4. Charlotte Flandrine van Oranje-Nassau, née le 18 août 1579, Anvers, Belgique (be), baptisée le 18 octobre 1579, Temple du château Anvers, Belgique (be), décédée le 10 avril 1640, abbaye Sainte-Croix, Poitiers, Vienne (86), France, inhumée le 2 mai 1640, église abbatiale de Sainte-Croix, Poitiers, Vienne (86), France (à l’âge de 60 ans), religieuse, abbesse de Sainte-Croix
  5. Charlotte-Brabantine van Oranje-Nassau, née le 17 septembre 1580, Antwerpen, Belgique (be), décédée en août 1631, Château-Renard, Loiret (45), France (à l’âge de 50 ans)
    &1598  mariée le 11 mars 1598, par traité à Châtellerault, Vienne (86), France, avec …
    Claude de La Trémoïlle, duc de Thouars (2e), prince de Tarente et de Talmont, comte de Guines, baron de Sully et de Craon, né en 1566, décédé le 25 octobre 1604, Thouars, 79,Deux-Sèvres, (– château), ?? (à l’âge de 38 ans), pair de France, conseiller du roi, capitaine de 100 hommes d’armes, dont :

    1. Henri de La Trémoïlle, duc de Thouars (3e), duc de La Trémoïlle, prince de Tarente et de Talmont, comte de Laval, de Montfort et de Guines, baron de Vitré et de Quintin, né le 22 décembre 1598, château, Thouars, Deux-Sèvres (79), France, baptisé le 15 mars 1601, chapelle Notre-Dame, château,Thouars, Deux-Sèvres (79), France, décédé le 21 janvier 1674, château, Thouars, Deux-Sèvres (79), France, inhumé le 22 janvier 1674, chapelle Notre-Dame, château,Thouars, Deux-Sèvres (79), France (à l’âge de 75 ans), pair de France, mestre de camp de la cavalerie légère de France
      &1619  marié le 19 janvier 1619, Sedan, Ardennes (08), France, avec …
      Marie de La Tour d’Auvergne, née le 17 janvier 1601, Turenne, Corrèze (19), France, décédée le 24 mai 1665, Thouars, Deux-Sèvres (79), France, inhumée, chapelle ducale, Thouars, Deux-Sèvres (79), France (à l’âge de 64 ans), dame d’honneur d’Anne Marie Louise d’Orléans, Melle de Montpensier
    2. Elisabeth de La Trémoïlle, née en 1601, décédée en 1604 (à l’âge de 3 ans)
    3. Frédéric de La Trémoïlle, comte de Benon et de Laval, baron de Mauléon et de Didonne, né en 1602, décédé en février 1642, Venise, Italie,, (d’une blessure dans un combat singluier), ?? (à l’âge de 40 ans)
      relation avec …
      Anne Horpe
      marié avec …
      Ne de Moussi
      marié avec …
      Anne Orby, décédée le 8 novembre 1683, inhumée, Braxted, Essex, (England), ??
    4. Charlotte de La Trémoïlle, née en 1602, décédée le 31 mars 1664, Chester, (??), ?? (à l’âge de 62 ans)
      &1626  mariée le 26 juin 1626 avec …
      James Stanley, Earl of Derby (7e), Baron Strange (1er), né le 31 janvier 1607, exécuté le 15 octobre 1651, Bolton, (??), ?? (à l’âge de 44 ans), member of Parliament for Liverpool (1625), Lord Lieutenant of North Wales (1642)
  6. Amalia-Antwerpiane van Oranje-Nassau, née le 9 décembre 1581, Anvers, Belgique (be), décédée le 28 septembre 1657, Landsberg, Allemagne (de), inhumée, Meisenheim, Allemagne (de) (à l’âge de 75 ans)
    &1616  mariée en 1616 avec …
    Friedrich Kasimir von Wittelsbach, Pfalzgraf von Zweibrücken, né le 10 juin 1585, Zweibrücken, (??), ??, décédé le 30 septembre 1645, Burg Montfort in Montigny-Montfort, (??), ?? (à l’âge de 60 ans), dont :

    1. Friedrich von Wittelsbach, né en 1617, décédé en 1617
    2. Friedrich Ludwig von Wittelsbach, Pfalzgraf von Zweibrücken, né le 27 octobre 1619, Heidelberg, (??), ??, décédé le 1er avril 1681, Landsberg, (??), ?? (à l’âge de 61 ans)
      &1645  marié le 17 novembre 1645 avec …
      Juliane Magdalena von Wittelsbach, née le 23 avril 1621, décédée le 15 mars 1672 (à l’âge de 50 ans)
      marié avec …
      Maria Elisabeth Hepp, née en 1635, décédée en 1722 (à l’âge de 87 ans)
    3. Karl Heinrich von Wittelsbach, né en 1622, décédé en 1623 (à l’âge de un an)

 

 

 

 

Le duc de Montpensier est un fervent catholique, alors que son épouse Jacqueline soutient plutôt en secret les idées de la Réforme, c’est-à-dire des protestants. Dans le couple, le duc Louis s’occupe de l’éducation de ses filles : s’il consentira à ce que sa fille ainée Françoise (née en 1539) se marie (avec Henri de La Mark, prince de Sedan) ainsi que la cadette, Anne, née en 1541 (avec François de Clèves, comte d’Eu), il enverra dès leur plus jeune âge les trois autres fillettes (Jeanne née en 1540, Charlotte née en 1545 et Louise née en 1548) dans des couvents catholiques afin qu’elles entrent en religion.

 

Certaines sources expliquent le choix du couvent pour ses filles en précisant que le duc de Montpensier était un avare qui ne souhaitait pas payer de dot pour ses filles, et qu’il voulait que son fils unique François récupère son héritage de façon pleine et entière.

 

C’est ainsi qu’à l’âge de quinze jours ( !),  la jeune Charlotte fut envoyée à l’abbaye de Jouarre où sa tante maternelle, Louise de Longwy, (sœur de sa mère) était abbesse.

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