Marina Mniszech, tsarine de Russie (1588-1614)

Née en 1588 à Kresy (Pologne)
Morte à Moscou (Russie) le 24 décembre 1614

Marina Mniszech est un personnage historique très connu en Russie et en Pologne. Cette jeune fille polonaise était la fille d’un noble polonais, Jerzy Mniszech qui détenait le titre de gouverneur de Sandomierz et de son épouse Jadwiga Tarlo. Elle était l’ainée des dix enfants du couple et reçut une éducation digne d’une jeune fille noble où elle apprit à lire et à écrire. Son père était aussi le starost (« haut fonctionnaire ») des villes de Lwow, Sambor, Sokal, Sanok et Rohatyn. Ce puissant personnage, était un ami et un conseiller du roi de Pologne Sigismond III Vasa : il souhaitait un avenir glorieux pour la plus belle de ses filles, Marina, née à Kresy en 1588.

Portrait par Szymon Boguszowicz vers 1606

Riche et ambitieux, le gouverneur Mniszech cherchait pour sa fille un mari puissant. Ses regards se portèrent alors vers la Russie, qui était dans ces années- là en proie à bien des troubles depuis la mort du tsar Ivan le Terrible (tsar de la dynastie des Rurik) qui n’avait laissé que deux héritiers malgré ses sept mariages officiels : Fedor né en 1557 (issu de son premier mariage avec Anastasia Romanovna) et Dimitri (né en 1582 issu de son septième mariage avec Maria Nagaya). L’ainé de ses fils, Fedor , était devenu tsar en 1584 sous le nom de Fedor 1er à la mort de son père, et avait régné sur la Russie jusqu’à sa mort à l’âge de quarante ans en 1598.

Portrait de Jerzy Mniszech, père de Marina

L’épouse de Fedor, la tsarine Irina Fedorovna Godounova (qui n’avait pas donné d’héritier à Fedor 1er) avait été chassée du pouvoir un mois après la mort de son mari par son frère, Boris Godounov (ex ministre de Fedor 1er) qui s’était fait élire tsar de Russie. Il obligea ensuite sa sœur à devenir nonne au couvent de Novodevichy. Pour consolider son pouvoir, Boris Godounov avait bien pris soin de se débarrasser des éventuels prétendants légitimes au trône et avait notamment fait assassiné (en 1591) à l’arme blanche le dernier fils d’Ivan le Terrible, le jeune Dimitri Ivanovitch (âgé de huit ans), et frère de Fedor 1er. Pour maquiller son crime, il fit courir la rumeur que le jeune Dimitri avait été saisi d’une crise d’épilepsie qui lui avait été fatale en se tranchant la gorge alors qu’il manipulait un couteau.

Portrait de Jadwiga Tarlo, mère de Marina

Le dernier des Rurik venait de disparaitre de l’histoire, mais la rumeur et le petit peuple toujours sensible aux miracles décidèrent que le petit prince avait réussi à s’échapper, et avait gagné un asile sûr en Pologne où les opposants à Boris Godounov commençaient à s’amasser. C’est cette rumeur qui alimenta la profusion des « faux Dimitri » (il y en eu trois !) et nous en verrons deux dans cette histoire. C’est ainsi qu’un jeune homme de vingt ans réapparut dans l’entourage d’un noble polonais du nom de Constantin Wisniewicki, et affirma être le prince Dimitri, rescapé de la tentative d’assassinat de Boris Godounov. Il prétendit avoir été caché pendant plusieurs années dans des monastères russes en tant que moine, puis un médecin l’avait emmené en Pologne et l’avait intégré en tant que professeur au service de la puissante famille des Wisniewicki.  Le jeune homme parlait couramment le russe, le polonais et le français et certains affirmaient qu’il ressemblait beaucoup au défunt tsar Ivan le Terrible.

Dimitri II (le “premier faux Dimitri”), mari de Marina, tsar de Russie

Le jeune homme commença à rassembler des partisans polonais désireux de renverser le tsar Boris Godounov. En 1604, le roi polonais Sigismond III Vasa le reçut à sa cour à Cracovie. Le jeune homme, afin de rallier ses partisans (et notamment pour avoir l’aval du pape), accepta de se convertir publiquement à la religion catholique (reniant sa foi orthodoxe) le 17 avril 1604. A l’occasion de cette conversion, le roi polonais réunit la plupart des familles nobles polonaises et c’est au cours des fêtes qui suivirent cette cérémonie que le jeune Dimitri âgé de vingt-deux ans rencontra pour la première fois la jeune Marina Mniszech, âgée de seize ans, une jolie brune aux yeux noisette.

Portrait de Marina

Les deux jeunes gens tombèrent immédiatement amoureux l’un de l’autre et le jeune homme demanda la main de Marina à Jerzy Mniszech. Le père de Marina consentit à donner la main de sa fille dès lors que Dimitri retrouverait son trône en tant que tsar de Russie, et cèderait à la famille de sa bien aimée les villes russes de Pskov, Novgorod, Smolensk et Novhorod Siverskyi. Le jeune homme accepta ces conditions. En Russie, le tsar Boris Godounov commença à entendre la rumeur que le jeune Dimitri avait trouvé refuge en Pologne et rassemblait des fidèles. Après une enquête approfondie, le tsar répandit la nouvelle que Dimitri était un usurpateur du nom de Grigoy Otrepyev, qu’il s’agissait d’un moine défroqué et que le jeune Dimitri était bien mort à l’âge de huit ans par accident. Rien n’y fit, plusieurs boyards russes las de payer les taxes supplémentaires que réclamait le tsar Boris Godounov se rallièrent à la cause du jeune Dimitri.

Le tsar Boris Godounov

Le 13 octobre 1604, le faux Dimitri est reconnu comme le tsarévitch Dimitri par le roi de Pologne et à la tête de sa toute nouvelle armée, le prétendant pénètre sur les terres russes. Le tsar Boris Godounov lance l’alerte et mobilise ses troupes. Mais les paysans russes exaspérés par la famine et mécontent du tsar Godounov désertent les rangs de son armée et rejoignent celle du faux Dimitri. Les troupes du tsar sont défaites à Novgorod Severski, et la mort subite de Boris Godounov, en avril 1605 (on parle d’empoisonnement) laisse le champ libre à Dimitri qui s’empare de Moscou, et fait arrêter la tsarine Maria (femme de Boris Godounov) et le fils de ce dernier, Fedor II (âgé de seize ans) qui avait été élu tsar à la mort de son père. Le jeune Fedor II sera finalement étranglé en juin 1605, ainsi que sa mère par des boyards russes ralliés à la cause de Dimitri.

Le couronnement de Marina à Moscou (tableau de Tommaso Dolabella)

Le couronnement de Dimitri a lieu le 21 juin 1605 et il prend le titre de Dimitri II. Soucieux de rallier le plus de partisans parmi les Moscovites, Dimitri II entame une campagne de reconnaissance : il se rend en grande pompe sur la tombe d’Ivan le Terrible, son père, puis rend visite à Maria Nagaya, mère du jeune Dimitri qui le reconnait solennellement. Puis, il entame des réformes, renouvelle son alliance avec le roi de Pologne et les Etats du pape. Une fois son trône consolidé, Dimitri II envoie en novembre sa demande officielle de mariage au père de Marina Mniszech, demande qui est, bien sûr, acceptée.

Le Kremlin à Moscou

La première cérémonie du mariage a lieu en novembre 1605, par procuration, à Cracovie. Le cardinal Maciejowski performe la cérémonie entre Marina et le représentant de Dimitri II, l’ambassadeur moscovite Afanasy Vlasiev. Parmi les invités, on remarque le roi de Pologne ainsi que plusieurs invités étrangers. Bien sûr le père de Marina est présent et se prépare à accompagner sa fille, devenue tsarine de Russie à Moscou. Dès que le printemps rend les routes praticables, un lourd convoi de 4 000 personnes (essentiellement des parents polonais et des nobles de Pologne désireux de s’établir à la cour du Tsar), s’ébranle vers la Russie en compagnie de la jeune Marina qui, à l’âge de dix huit ans fait une entrée superbe à Moscou le 24 avril 1606.

Marina et Dimitri II

Le mariage du tsar Dimitri II et de Marina a lieu le 8 mai 1606 et est organisé par le Patriarche Ignatius : la tsarine Marina porte une superbe robe de mariée polonaise et Dimitri II porte l’armure d’un hussard polonais. Dans les jours qui suivent la cérémonie, le peuple russe s’interroge avec étonnement sur le fait que la nouvelle tsarine ne s’est pas convertie à la religion orthodoxe (c’est normalement la règle pour toutes les tsarines d’origine étrangère). Pire, on soupçonne le tsar Dimitri II de vouloir introduire la religion catholique à la cour de Russie (or si les polonais sont catholiques, les russes sont orthodoxes).

Portrait de Marina

De nouveau les comploteurs intriguent rassemblant les mécontents qui ont du mal à accepter la présence d’autant de nobles polonais à Moscou qui se comportent en terrain conquis. En effet, les polonais qui ont soutenu Dimitri II attendent de recevoir les terres russes promises par ce dernier.  Les boyards russes exaspérés font monter la pression dans le peuple notamment grace aux prêtres orthodoxes eux aussi mécontents. Le tsar et la tsarine sont inconscients du trouble qui se prépare, ils sont en pleine lune de miel au Kremlin. La jeune femme a reçu des bijoux splendides de la part de son époux : une alliance en or avec un énorme diamant, une croix en diamants ornée de perles, un rubis en forme de serpent, des broches en diamant décorés de perles, et la joie des retrouvailles les empêchent de voir les signes avant coureur du futur désastre.

Le mariage de Marina et Dimitri II

Au matin du 17 mai 1606, dix jours après la cérémonie du mariage, un groupe de conspirateurs force l’entrée de la citadelle du Kremlin, et fracasse à coup de hache la porte de la chambre du tsar. Fou de terreur, le tsar saute par la fenêtre et se casse une jambe en tombant. Les conjurés le rattrapent en bas de la tour et l’exécute immédiatement sur place. Son corps est ensuite brulé. La légende veut que ses cendres aient été mêlées à la poudre d’un canon et tiré en direction de la Pologne. Les conjurés massacrent les conseillers polonais du tsar. La jeune tsarine, quant à elle, a à peine le temps de revêtir quelques vêtements avant d’être jetée dans les geôles du Kremlin, en compagnie de son père qui l’y rejoint à la fin de la journée. Les nobles russes conspirateurs forcent Marina à renoncer au trône de Russie ce qui lui sauve la vie.

Le tsar Vassili IV

Une réunion se tient rapidement pour nommer un nouveau tsar et Vassili IV Chouiski est élu le 29 mai 1606. Il s’agit d’un des partisans les plus fidèles du défunt tsar Boris Godounov. Mais il a contre lui les russes de province qui n’apprécient pas ce tsar imposé par les gens de Moscou.  De nouveau, des troubles se font ressentir et dans le courant de l’année 1607 une rumeur folle circule : le tsar Dimitri II est vivant ! en fait un nouvel imposteur revendique le trône. Il s’agit de celui qu’on appelle « le faux Dimitri II » : il apparait dans la ville de Tushino en juillet 1607 et il fait appel à la générosité du roi de Pologne, qui convaincu de son histoire croit qu’il s’agit du tsar Dimitri : il lui donne de l’argent, des troupes et des mercenaires à sa disposition. Le nouveau tsar Vassili IV prend peur, d’autant que le nouveau Dimitri est soutenu par le Saint Siège.

Le “deuxième faux Dimitri”

Vassili IV envoie une délégation en Pologne et demande à Sigismond III de retirer l’appui logistique qu’il a donné au nouveau Dimitri. Le roi de Pologne y consent, mais demande la libération des polonais détenus depuis l’insurrection dans les cachots de Moscou. Le tsar accepte, et en 1608 libère les polonais emprisonnés : parmi eux se trouvent la tsarine déchue Marina et son père. Ces derniers repartent vers la Pologne à bride abattue. Malheureusement, en chemin leur convoi est attaqué par des hommes du faux Dimitri II qui enlève Marina. La jeune femme arrive morte de peur au campement du nouveau Dimitri à Touchino. Et là, coup de théâtre ! Au bout de quelques heures d’entretien avec celui qui se prétend Dimitri II, elle le reconnait en tant que son époux disparu et fait une déclaration officielle.

L’emprisonnement de Marina et de son père

L’identité de ce nouveau Dimitri est assez confuse, les historiens pensent qu’il s’agit d’un polonais juif du nom de Matvei Ventikhine. Il n’a aucune ressemblance physique avec le premier « faux Dimitri » mais la reconnaissance de Marina lui apporte de nouveaux partisans. Quelle peut être la motivation de la jeune femme ? il ne faut pas oublier qu’elle a passé deux ans en prison et qu’elle est seulement âgée de vingt ans. Elle a toujours en tête de devenir tsarine de Russie et ce nouveau prétendant a peut-être eu les mots qu’il convenait pour la convaincre de se rallier à sa cause. Toujours est il que privée de la présence de son père (parvenu entretemps sur ses terres en Pologne), elle va jouer la carte du destin de ce nouveau Dimitri et devenir sa compagne officielle. Point besoin de mariage puisqu’il s’agit de son époux disparu ! Mais il semble qu’une cérémonie privée est de nouveau unie Marina à son nouveau compagnon et ce pour apaiser les scrupules de la jeune femme qui était de religion catholique.

La ville de Touchino

Dans le courant de l’année 1610, Marina tombe enceinte et suit toujours les déplacements du faux Dimitri avec ses troupes qui continuent de harceler l’armée du tsar Vassili IV. Il suffit au compagnon de Marina de se présenter comme Dimitri pour que se rallient à lui des Russes insatisfaits, des Cosaques du Don et des polonais avides de retrouver les terres promises qui leur ont été retirées. De plus, en sous-main, l’armée du faux Dimitri est toujours financée par le roi de Pologne. Entre deux escarmouches, le faux Dimitri revient dans la ville de Touchino où Marina tient une petite cour. On leur attribue alors le surnom de Tsar et Tsarine de Touchino. Les partisans favorables au descendant d’Ivan le Terrible se rallient en masse à sa cause, et il peut entamer le siège de Moscou.

Le roi de pologne Sigismond III Vasa

Paniqué, le tsar Vassili IV demande de l’aide au roi de Suède qui lui envoie un contingent suédois, en contrepartie le tsar cède ses prétentions sur la Livonie. Grace à cet apport de troupes fraiches, Vassili IV parvient à sortir de Moscou et à assiéger à son tour Touchino : il s’empare de la ville le 10 mars 1610. Marina et son époux doivent se réfugier à Kalouga avec leurs fidèles. La situation devient encore plus confuse lorsque le roi de Pologne se déclare lui aussi prétendant au trône de Russie ! il revendique la Russie pour son fils Ladislas et en même temps lache le mari de Marina en lui coupant les vivres. La venue des troupes suédoises en Russie exaspérent les Russes : les boyards russes forcent Vassili IV à abdiquer en juillet 1610 et lui concède la vie sauve si il entre dans la vie monastique, ce qu’il accepte de faire, puis il est envoyé en tant que prisonnier en Pologne. En aout 1610, le fils du roi de Pologne (âgé de quinze ans) est proclamé tsar sous le nom de Ladislas IV mais le roi polonais refuse d’envoyer son fils à Moscou pour qu’il soit converti à la religion orthodoxe.

le jeune Ladislas, prince de Pologne

Entre temps, le faux Dimitri réagit en tentant de rallier à sa cause des Tatars dont le chef Uraz Mohammed ferait un formidable allié tant en termes d’hommes que de chevaux. Hélas, à la suite d’un différend avec l’un des fils de Uraz, le faux Dimitri est assassiné en décembre 1610 au cours d’une partie de chasse. Marina, seule, accouche d’un fils posthume en janvier 1611 qu’elle baptise Ivan. Désemparée, la jeune femme va vite se trouver un nouveau protecteur parmi les anciens fidèles du faux Dimitri. Elle devient en 1612 la compagne d’un Cosaque du nom de Ivan Zarucki, qui lui aussi ambitionne de s’emparer du trône de Russie. Ils se marient secrètement dans le courant de l’année. A la tête d’une puissante armée cosaque du Don, Ivan Zarucki assiège Moscou en 1612. En septembre 1612, Marina apprend la mort (en Pologne) du tsar renversé Vassili IV. Elle espère retrouver le trône de Russie, car le prince de Pologne n’a toujours pas fait le voyage pour aller à Moscou. Hélas, les nobles russes ont d’autres idées en tête, ils ont écarté le prince polonais et se concentrent sur une famille russe les Romanov dont le chef de famille est un tout jeune adolescent qui sera, pensent-ils, aisément manipulable.

Michel 1er Romanov, tsar de Russie

Les nobles russes se réunissent et proposent le trône à Michel Romanov, un descendant de la famille de la première épouse d’Ivan le Terrible. Bien qu’âgé seulement de dix-sept ans, le jeune homme accepte le trône sur les conseils de sa mère le 21 fevrier 1613. La Russie est alors attaquée de toute part : à l’ouest par la Pologne, au sud par les troupes des Cosaques de Zarucki (le nouvel époux de Marina) qui pillent et massacrent les campagnes. Le nouveau tsar, devenu Michel 1er, décide d’en finir avec les Cosaques et Zarucki. Tout ceux qui hébergeront ou aideront l’ancienne tsarine Marina et son acolyte seront exécutés et leur bien réduit en cendres, rendant alors la vie impossible à la jeune femme et à son amant. Marina, Zarucki et leurs troupes s’enfuient vers l’Astrakan en été 1613. La population de l’Astrakan refuse de les aider et bientôt les finances viennent à manquer.

Marina, en fuite avec son fils Ivan

 En juin 1614, les troupes cosaques sont rattrapées par les troupes du tsar Michel. La tsarine Marina et son fils Ivan sont capturés près de la rivière Yaik, et ramenés à Moscou. Le cosaque Zarucki est lui aussi rapidement capturé et il revient pied et poing liés à Moscou où le tsar le fait mourir par le supplice du pal (supplice où le corps est traversé par un pieux). Quant à Marina et son fils, ils sont jetés dans les cachots du Kremlin. Pour en finir une fois pour toute avec les prétentions de Marina, le nouveau tsar fait pendre le garçonnet de trois ans. Mais le supplice ne convenait pas à un enfant de trois ans dont le cou était trop mince, le résultat fut qu’il mourut lentement en suffoquant, les cervicales n’ayant pu être rompues. Quant à Marina, elle resta en prison jusqu’au 24 décembre 1614 : elle fut étranglée dans son cachot dans une des tours du Kremlin qui porte maintenant son nom (la tour Marinkina). Elle n’avait que vingt six ans. La légende veut que Marina lança avant de mourir une malédiction vis-à-vis des Romanov en prédisant qu’aucun ne mourrait de mort naturelle. Les lettres de Marina à son père, au roi de Pologne et au pape ont été préservées et ont été rassemblées en un ouvrage intitulé « journal de Marina Mniszek ».

L’exécution du faux Dimitri (le deuxième)

Le troisième « faux Dimitri » apparut à Ivangorod en mars 1611. Les Cosaques qui ravageaient la région de Moscou le proclamèrent tsar de Russie en mars 1612. Dans les jours qui suivirent, il fut trahi, emmené à Moscou et exécuté par les autorités. Quant au tsar Michel 1er, il donna naissance à la dynastie des Romanov qui devait s’achever en 1917 dans les conditions tragiques que l’on sait.

 

Sources :

 

  • Wikipedia
  • « Marina Mniszech » de Arthur Potocki.

 

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