Charlotte Aglaé d’Orléans, Melle de Valois, duchesse de Modène (1700-1761)

charlotteaglaedorleans

 

Née le 20 octobre 1700 au Palais Royal
Morte le 19 janvier 1761 au Palais du Luxembourg

Fille du Régent Philippe II d’Orléans (1676-1723) et de Françoise Marie de Bourbon (1677-1749) fille de Louis XIV et de Mme de Montespan .

Charlotte Aglaé d’Orléans était la 4ème fille du couple (sur 8 enfants), son frère et ses sœurs étaient :
– Une fille, dite Melle de Valois, née à Marly le 17 décembre 1693 et morte le 17 octobre 1694 au Palais Royal.
– Marie Louise Elisabeth d’Orléans, dite Melle d’Orléans, (voir son post), née le 20 aout 1695 à Versailles et morte le 21 juillet 1719 au château de La Muette : elle épousera le 6 juillet 1710 à Versailles en présence du roi Louis XIV, Charles de Bourbon duc de Berry (1686-1714) petit fils de Louis XIV .
– Louise Adelaide d’Orléans, dite Melle de Chartres puis Melle d’Orléans, abbesse de Chelles, née le 13 aout 1698 à Versailles, morte le 19 février 1743 à Paris.
– Louis duc d’Orléans, né le 4 aout 1703 à Versailles, et mort le 4 février 1752 à Paris qui épousera le 13 juillet 1724 à Sarry (Marne) la princesse Auguste Marie Jeanne von Baden Baden et qui, à sa mort, sombrera dans la dévotion.
– Louise Elisabeth d’Orléans, dite Melle de Montpensier, née le 11 décembre 1709 et morte le 16 juin 1742 au Palais du Luxembourg. Elle épousera le 20 janvier 1722 à Lerma (en Espagne) Louis 1er de Bourbon (fils de Philippe V d’Espagne, lui-même frère du duc de Berry) et sera une éphémère reine d’Espagne.
– Philippine Elisabeth d’Orléans, dite Melle de Beaujolais, née le 18 décembre 1714 à Versailles et morte le 21 mai 1734 au château de Bagnolet (château appartenant à sa mère la duchesse d’Orléans). Elle sera fiancée au frère de Luis 1er d’Espagne, le jeune Carlos, mais sera renvoyé en France à la mort de Luis 1er en compagnie de sa sœur ainée, Louise Elisabeth d’Orléans. Elle mourra de la variole à l’age de vingt ans
– Louise Diane d’Orléans, dite Melle de Chartres, princesse de Conti, née le 27 juin 1716 au Palais Royal, morte le 26 septembre 1736 au château d’Issy, en couches .

Elle épouse par procuration le 11 février 1720 aux Palais des Tuileries (son frère Louis d’Orléans représentant le marié)
– Francesco d’Este (futur Francesco III duc de Modène), né le 2 juillet 1698 à Modène et mort le 22 février 1780. Il était le fils ainé de Rinaldo III duc de Modène (1655-1737) et de Charlotte Félicitas de Brunswick Luneburg (1671-1710).

Ils eurent dix enfants :
– Alfonso d’Este, né le 18 novembre 1723, mort le 16 juin 1725 au Palais ducal de Reggio.
– Francesco Constantino d’Este, né le 22 novembre 1724 au Palais ducal de Reggio, mort le 16 juin 1725.
– Maria Teresa Felicita d’Este, née le 6 octobre 1726 au palais ducal de Modène, morte le 30 avril 1754 en couches au château de Fontainebleau ; elle épousera Louis Jean Marie de Bourbon duc de Penthièvre et sera la belle mère de Philippe Egalité duc d’Orléans.
– Ercole Rinaldo d’Este, duc de Modène et de Reggio, né le 22 novembre 1727 au Palais ducal de Modène, mort le 14 octobre 1803 à Trévise, enterré au couvent de la Visitation à Venice. Il succède à son père.
– Matilde d’Este, née le 7 février 1729 à Gênes, morte le 14 novembre 1803 à Trévise ; non mariée.
– Béatrice d’Este, née le 14 juillet 1730, morte le 12 juillet 1731 à Reggio.
– Béatrice d’Este, née le 24 novembre 1731 au Palais ducal de Modène, morte le 3 avril 1736 au Palais ducal de Modène.
– Maria Fortunata d’Este, née le 24 novembre 1731 au Palais ducal de Modène, morte le 21 septembre 1803 à Venice (enterrée près de son frère au couvent de la Visitation à Venise) ; elle épousera en février 1759 Louis François de Bourbon prince de Conti. Sans postérité.
– Benedetto Filippo, né le 30 septembre 1736 à l’Hotel de Lyon à Paris, mort le 16 septembre 1751 au Palais ducal de Modène ; sera abbé d’Anchin.
– Maria Elisabetta Ernestina d’Este, née le 12 février 1741 au Palais ducal de Modène, morte le 4 aout 1774.

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Charlotte Aglaé d’Orléans nait au Palais Royal, résidence des Orléans à Paris. Elle reçut le nom de Mademoiselle de Valois. Son second prénom, Aglaé, lui fut attribuée en l’honneur de la plus jeune des déesses grecques représentant les Charités, qui se prénommait Aglaé.

Encore enfant, elle et sa sœur Louise Adélaïde furent confiées à l’abbaye de Chelles (où plus tard Louise Adélaïde prononcera ses vœux de religieuse). A l’âge de quatorze ans, on la retira de Chelles pour confier son éducation au couvent du Val de Grâce.

Cette année là, ses parents chercheront pour elle un parti convenable. Sa sœur aînée, Marie Louise Elisabeth d’Orléans qui avait épousé le duc de Berry, suggéra que l’on marie sa sœur à Louis Armand de Bourbon, prince de Conti, mais le roi Louis XIV refusera cette union. Le prince de Conti épousera plus tard Louise Elisabeth de Bourbon Condé.

A l’âge de treize ans, Saint-Simon la décrira ainsi :
« Mlle de Valois était parfaitement belle, mais plus grasse que ses sœurs… »

En 1715, Charlotte Aglaé fut retirée du couvent et retourna au Palais Royal près de sa famille. Son père est en effet devenu le Régent, et ses espoirs matrimoniaux s’accélèrent.

Lorsqu’elle eut seize ans, sa mère, la duchesse d’Orléans, crut avoir dénicher le gendre idéal pour sa fille : Louis Auguste de Bourbon prince de Dombes, fils du duc du Maine, mais Charlotte Aglaé refusa ce mariage. Mécontente de ce refus, sa mère l’envoya vivre au château de Saint-Cloud auprès de sa grand-mère paternelle, Mme Palatine, qui ne tarda pas à prendre en grippe cette petite fille qu’elle n’appréciait que modérément, car elle l’estimait extrêmement mal élevée.

Mme la Palatine (sa grand-mère paternelle) la décrira ainsi :
“Melle de Valois n’est pas jolie, cependant elle a des jours où elle n’est pas laide, car elle a quelque chose de beau, tels que les yeux, le teint et la peau ; elle a des dents blanches, un grand vilain nez, une dent saillante, et qui fait mauvais effet quand elle rit. Sa taille est ramassée, sa tête est enfoncée entre les épaules, et ce que selon elle a de pis, c’est la mauvaise grâce qu’elle met à tout ce qu’elle fait : elle marche comme une vieille de quatre vingt ans. Si elle était de ces gens qui ne veulent pas plaire, je ne m’étonnerais pas de ce qu’elle néglige tant sa marche, mais elle aime bien qu’on la trouve jolie ; elle a du plaisir à se parer, cependant elle ne veut comprendre que la meilleure parure c’est la bonne mine et la bonne grâce, et que là où ces qualités manquent la parure ne sert à rien. Elle tient beaucoup de la famille de Mortemart et ressemble à la duchesse de Sforza, sœur de Mme de Montespan, comme si c’était sa fille ; la fausseté des Mortemart perce par ses yeux. Mme d’Orléans, sa mère, serait l’être le plus fainéant du monde, si elle n’avait pas pour fille Melle de Valois qui est encore pire qu’elle. C’est un objet de dégoût pour moi qu’une jeune personne avec autant de paresse. Elle se soucie peu de moi, bien, plus, elle ne peut me souffrir ; de mon côté je me soucie peu d’une personne aussi mal élevée….”

Un autre prétendant se présenta, son propre cousin : Charles de Bourbon comte de Charolais, fils de Louis III prince de Condé et de Françoise Marie de Bourbon (sœur de sa mère, la duchesse d’Orléans, toutes deux filles de Louis XIV et de la Montespan).
Cette fois, c’est le duc et la duchesse d’Orléans qui refusèrent l’alliance pour leur fille.


Portrait par Pierre Gobert vers 1720 en déesse « Flore »

 

Désenchantée, Charlotte Aglaé d’Orléans, à l’âge de dix huit ans, va bientôt se lancer dans une liaison amoureuse avec l’un des plus grand séducteurs de son époque : Louis François Armand du Plessis, duc de Richelieu. Or, ce dernier entretient une liaison avec la propre cousine de Charlotte Aglaé, la très charmante Louise Anne de Bourbon Condé, Melle de Charolais (voir son post), la sœur du dernier prétendant évincé, Charles de Bourbon comte de Charolais. Bien que Charlotte Aglaé ait réussi à dissimuler cette liaison au yeux de tous (et surtout de son père le duc d’Orléans), ses sentiments éclatent au grand jour lorsque le duc de Richelieu est jeté en prison après sa participation dans le complot de Cellamare.

L’amoureuse désemparée va alors rendre visite à son amant plusieurs fois en prison, et dans son désir d’épouser Richelieu, Charlotte Aglaé va trouver le courage de se rendre auprès de son père, et de lui demander la libération de son amant.

Mais le Régent est fou de rage, il refuse que sa fille épouse Richelieu, et ne perd pas de temps à la mettre au courant des autres conquêtes de Richelieu, et notamment qu’il courtisait Melle de Charolais, la propre cousine de Charlotte Aglaé.
La haine que vont se porter ses deux jeunes femmes va durer toute leur vie, même après que leur liaison avec Richelieu se soit terminée.


Portrait de son amant : Louis François Armand de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu

En attendant, pressé de se débarrasser au plus tôt de cette fille délurée, le Régent accepte une demande de mariage du duc de Modène pour son fils ainé et héritier Francesco d’Este (qui est tombé amoureux de Charlotte Aglaé à la vue de son portrait). Or, Charlotte Aglaé ne veut pas quitter la France, elle pleure, elle supplie, mais rien n’y fait.
Les princesses de France sont rarement heureuses en Italie, et chacun a encore en mémoire le mariage désastreux de Marguerite Louise d’Orléans (fille de Gaston d’Orléans) en 1661 avec Cosimo III de Medicis, où la jeune femme est revenue vivre en disgrâce en France, quelques années après son mariage. Toujours vivante, celle que l’on nomme dorénavant la Grande Duchesse de Toscane se refuse même à rencontrer Melle de Valois, sachant qu’elle ne saurait lui donner de paroles de réconfort.

A Saint-Simon qui s’étonnait du peu de prestige de cette alliance, le Régent rétorqua qu’il fallait « qu’il s’en défasse » :
»Personne malheureusement n’ignorait pourquoi le Régent se hâtait tant de se défaire de cette princesse et avec si peu de choix. Je ne pus m’empêcher pourtant de le lui reprocher. « Pourquoi ne mérite t’elle pas mieux ? « il me répondit : « tout m’est bon, pourvu que je m’en défasse ». Il n’y eut rien qui n’y parut : on lui donnait un des plus petits princes d’Italie quant à la puissance et aux richesses, qui avait à attendre longtemps à être souverain, et dont le père était connu pour être d’un caractère et d’une humeur fort difficile, comme il leur montra bien tant qu’il vécut »…


Portrait de Charlotte Aglaé d’Orléans par Pierre Gobert en déesse « Hébé »

 

Les préparatifs du mariage s’accélèrent : le mariage par procuration a lieu au palais des Tuileries le 11 février 1720, puis un banquet est tenu au Palais Royal où le jeune Louis XV présente ses cadeaux à Charlotte Aglaé d’Orléans, devenue princesse de Modène.

Le cortège se met en route et Charlotte Aglaé passe par Antibes et Gênes, avant d’arriver à Reggio le 20 juin : elle rencontre pour la première fois son beau père qui est veuf (sa femme est morte dix ans auparavant), son mari, son beau frère et ses belles sœurs. La cérémonie du mariage a lieu le 21 juin 1720 à Modène, Charlotte Aglaé ayant reçu de superbe dot de 1.8 million de livres (la moitié donné par le roi Louis XV). Le duché de Modène lui délivre de son côté un superbe trousseau constitué de nombreux diamants.

La vie à Modène parait bien vite morne et triste pour la jeune femme de vingt ans : son beau père, avec qui elle s’entend plutôt bien, est pourtant un homme qui vit entouré de moines et de favoris, et qui ont donné à la cour de Modène une allure de couvent. Tout le monde se lève tôt et va à la messe, le dîner est servi très tôt, et la principale occupation de la famille ducale l’après midi est de se promener en carrosse dans les environs à une allure d’escargot. Le souper a lieu à 8 heures, et l’heure du coucher est fixée à dix heures. Et c’est ainsi tous les jours. Pour se distraire, la jeune princesse de Modène tente de se constituer une petite cour dans ses appartements réunissant ses jeunes belles sœurs et notamment Henriette d’Este (future duchesse de Parme) avec qui elle s’entend particulièrement bien et qui a deux ans de moins qu’elle.

Trois mois après son arrivée à Modène, Charlotte Aglaé attrape la variole, tombe gravement malade, et on lui administre les derniers sacrements. Pendant sa maladie, son mari est tenu à l’écart pour éviter la contagion. Alors qu’elle reçoit le père Colibeaux, son confesseur, Charlotte Aglaé lui demande de brûler une cassette contenant les lettres d’amour de Richelieu qu’elle a conservé. Alors qu’elle se remet de justesse de sa maladie, on se met à la critiquer, car elle n’a toujours pas donné d’héritier au duché de Modène. Très abattue, elle persuade son époux de l’emmener à Vérone, et de là rédige une lettre à son père, où elle lui demande de lui accorder son retour en France. Son père refuse fermement sa demande. La mort de ce dernier en 1723 ne change rien à la demande de Charlotte Aglaé, son frère Louis, devenu duc d’Orléans s’oppose lui aussi à son retour en France, d’autant que cette année là, Charlotte Aglaé est enfin enceinte de son premier enfant, un fils Alfonso qui naîtra le 18 novembre 1723 (pour mourir deux ans plus tard).

Accusée autrefois d’infertilité, Charlotte Aglaé se rattrape : de 1723 à 1727, elle donnera quatre enfants à son mari en quatre ans ! Et comble de joie pour elle, son ancien amant, le duc de Richelieu vient lui rendre visite incognito à Modène en 1727. Les deux anciens amants reprennent leur liaison, mais imprudents, le prince de Modène les découvre un jour. Furieux, François d’Este renvoie sa femme en France, en disgrâce. Folle de joie, cette dernière rejoint la France pour quelques mois, mais l’accueil qu’elle reçoit en France est plus que glacial. Elle consent à revenir à Modène en 1728, et rejoint son époux à Gênes.

En 1733, la guerre de succession du trône de Pologne éclate, et Modène est envahi par les troupes étrangères malgré les efforts du duc de Modène, Rinaldo III, qui se prétend neutre. Le duc Rinaldo est contraint de se réfugier à Bologne, tandis que son fils et son épouse Charlotte Aglaé trouvent refuge à Lyon. Mais la jeune femme veut retourner à Paris, et après plusieurs courriers diplomatiques avec la cour française, le prince de Modène et son épouse sont autorisés à séjourner dans la capitale française, à condition qu’ils y séjournent incognito.


Portrait du mari de Charlotte Aglaé d’Orléans : François III de Modène

 

Ils arrivent à Paris le 12 mars 1734, mais la réception du couple par la famille d’Orléans, au Palais Royal est glacial : ni sa mère, la duchesse d’Orléans, ni son frère le duc d’Orléans, ne les accueillent à bras ouverts.

Le prince de Modène se résout à louer l’hôtel de Luynes, rue du Colombier (où Charlotte Aglaé donnera naissance à son fils Benedetto le 30 septembre 1736), puis le couple trouvera refuge à l’hôtel de Lyon, rue des Petits Champs. Le frère de Charlotte Aglaé consent à lui donner une somme de 25 000 écus pour ses frais pendant son séjour à Paris, mais se refuse à les aider d’avantage.

En 1735, Le prince Francesco doit retourner à Modène, laissant sa femme à Paris (qui ne souhaitait pas l’accompagner), elle en profitera pour séjourner au couvent du Val de Grâce, lieu de son enfance. En mai 1736, son époux revint à Paris incognito, et ce statut imposé par la cour de France sera la raison pour laquelle le jeune couple ne fut jamais reçu à Versailles par le roi Louis XV.

 

En 1737, la situation du couple change : le beau père de Charlotte Aglaé vient de mourir, et son mari devient donc le nouveau duc de Modène, et prend le nom de Francesco III. La nouvelle duchesse de Modène arrive à retarder son départ pour l’Italie jusqu’en 1739, où là, elle est obligée de reprendre sa place auprès de son mari à Modène qu’elle a quitté il y a de cela cinq ans. Elle tente de se réconcilier avec la ville et ses habitants, et créé un théâtre de style français. Elle ajoute aussi un corps de ballet à la ville qui lui apporte beaucoup de fierté. Quant à son mari, influencé par son séjour en France, il transforme le palais ducal et lui rajoute un large hall, exact réplique de celui du palais des Tuileries. Il se met aussi à collectionner et à rechercher les plus beaux portraits exécutés en Italie.


Portrait de Charlotte Aglaé d’Orléans, duchesse de Modène

En 1743, elle demande à retourner à Paris avec sa fille Maria Teresa, dans l’espoir de trouver un mari à cette dernière auprès de plusieurs prétendants français. Elle séjourne rue de Grenelle dans le faubourg St Germain, et réussit à obtenir pour gendre l’homme le plus riche de France, Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, l’un de ses cousins. Les deux gens tombent amoureux et le mariage se fait l’année suivante en 1744 : leur mariage durera dix ans jusqu’à la mort de Maria Teresa de Modène en 1754.
Charlotte Aglaé essaiera de remarier son gendre à l’une de ses filles, la jeune Mathilde, mais le duc de Penthièvre, fidèle à son épouse défunte, refusera de se remarier.


Les jardins du palais ducal de Modène

A partir de ce mariage, Charlotte Aglaé refusera de retourner à Modène. Quatre ans plus tard, elle réussira un nouveau mariage avec un beau parti pour sa fille la plus jeune, Maria Fortunata d’Este, qui épousera en février 1759 Louis François II de Bourbon prince de Conti. Ce dernier mariage fut par contre un désastre, le nouvel époux refusant au bout de quelques mois de vivre avec son épouse, pour lui préférer sa maîtresse, mère de ses deux bâtards.

Les évènements contraindront cependant la duchesse de Modène de retourner en Italie en 1759.
Là, elle découvrit que son époux entretenait une liaison avec une veuve de soixante ans, la marquise Simonetti.

Pas désirée dans son duché, elle quittera donc Modène pour effectuer un tour d’Europe, et finira son voyage de nouveau à Paris, où elle séjournera au Petit Luxembourg, qui fut aussi le lieu de résidence de sa sœur défunte Marie Louise Elisabeth d’Orléans, duchesse de Berry, et le lieu où mourut dix sept ans auparavant, une autre exilée sa sœur Louise Elisabeth d’Orléans, la veuve douairière d’Espagne.

Charlotte Aglaé d’Orléans, duchesse de Modène meurt au Petit Luxembourg, le 19 janvier 1761 à l’âge de soixante et un ans.
Son cœur fut placé au couvent du Val de Grâce, mais fut dispersé à la Révolution. Son corps fut enterré dans l’abbaye du Val de Grâce.

Son époux, après sa mort, devait se remarier morganatiquement deux fois : avec Teresa Castelberco, puis Renata Teresa d’Harrach.

Sources :
– Mémoires de Mme Palatine
– Mémoires du duc de St Simon.
– « la cour du Régent » St Simon.
– Wikipedia.

 

Descendants de Charlotte-Aglaé d’Orléans (Mademoiselle de Valois)

Jusqu’aux petits-enfants.

Charlotte-Aglaé d’Orléans, née le 22 octobre 1700, Paris, baptisée le 3 juillet 1710, chapelle royale du château de Versailles, décédée le 19 janvier 1761, Paris (Petit Luxembourg), inhumée, abbaye du Val de Grace (coeur placé dans l’église du Val de Grace) (à l’âge de 60 ans).
Mariée le 21 juin 1720, Modena, avec Francesco III Maria d’Este, duc de Modène et de Reggio (1737-1780), né le 2 juillet 1698, Modena, décédé le 22 février 1780, Varese, inhumé, Varese – Cimitero Monumentale di Giubbano. (à l’âge de 81 ans), gouverneur de Lombardie (1771), dont

Marié avec Chiara Marini, cantatrice, dont

Relation en 1718 avec Louis de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu (3e, 1715), duc de Fronsac-1715, né le 13 mars 1696, Paris, 75, décédé le 8 août 1788, en son hotel parisien (à l’âge de 92 ans).

Total: 18 personnes (conjoints non compris).

 

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